La conservation du patrimoine culturel et architectural de l’Afrique très souvent négligé, s’avère plus qu’indispensable pour l’université du Cap, en Afrique du Sud. Celle-ci s’est lancée depuis 2004 dans un projet d’envergure : le «Zamani Project», qui pour but de modéliser en 3D les monuments du continent et d’ailleurs.

Image de la numérisation de l’hôtel de ville du Cap, en Afrique du Sud. © Capture d’écran/ Gabonreview

 

La sauvegarde numérique de certains patrimoines locaux et historiques (bâtiments, monuments ou environnements naturels) susceptibles de disparaître pour des raisons climatiques, géopolitiques ou autres, se présente comme un devoir de mémoire pour l’université du Cap, en Afrique du Sud.

Nelson Mandela au balcon de l’hôtel de ville du Cap, en Afrique du Sud, prononçant son premier discours après sa libération en 1990. © Capture d’écran/ Gabonreview

Dénommé «Zamani projet», cette initiative de prise de conscience liée à la préservation de l’héritage culturel et naturel du continent africain consiste à digitaliser des sites d’exception en très haute définition. Objectif : nourrir une base de données d’informations et de géométries 3D, mis à disposition des étudiants et des chercheurs du monde entier. Les reproductions sont réalisées grâce à plusieurs outils, allant de scanners, fonctionnant par laser, des relevés géographiques, la technologie GPS, la photogrammétrie, aux outils de modélisation 3D.

À ce jour, plus d’une soixantaine de lieux ont été archivés sur le continent. Soit près de 200 monuments numérisés dans 11 pays africains (Algérie, Éthiopie, Ghana, Kenya, Mali, Mozambique, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Soudan, Zimbabwe).  De la grande mosquée de Djenné au Mali, à la ville romaine de Djemila en Algérie, en passant par l’hôtel de ville du Cap en Afrique du Sud, où Nelson Mandela a prononcé son premier discours après sa libération en 1990, cette ballade à travers la base de données «Zamani projet» permet de parcourir l’histoire du continent africain menacée de disparition.