Après être monté au créneau pour dénoncer la recrudescence des crimes, et agressions sexuelles, le président de la République, Ali Bongo Ondimba a pris la mesure des inquiétudes de sa population et décidé de l’organisation de sessions criminelles spéciales dans les tribunaux sur toute l’étendue du territoire national. Prison criminels

«Les présumés auteurs de crimes de sang, d’agressions sexuelles et d’anthropophagie seront sévèrement punis, ce, conformément à la loi», a annoncé le président Ali Bongo Ondimba, a l’issue du Conseil des ministres du 3 mai dernier.

Cette décision qui intervient après les différentes révélations des hommes et femmes et la condamnation ferme du numéro un Gabonais, de cette propagation des crimes, a pour objectif de rassurer les populations, mais aussi de désengorger les prisons en libérant ceux qui n’ont rien à y faire. Sauf que si elle est faite dans les règles, il y a fort à parier que les cellules ne resteront pas vides bien longtemps.

«Il s’agit d’une responsabilité collective et éternelle en faveur de laquelle dépendra la place de notre pays dans le concert des nations», a déclaré Ali Bongo Ondimba.

«Il incombe maintenant aux autorités investir des droits d’appliquer et de mettre en œuvre cette décision du président Ali Bongo Ondimba, de la matérialiser en interpellant tous les indélicats peu importe leurs places dans la société, pas de parti pris, chacun devra répondre de ces actes et il faudrait aussi laisser les hommes et les femmes qui pilotent l’appareil judiciaire de l’État, agir en toute liberté et indépendance en exerçant librement», a affirmé Meyo Eric, un citoyen gabonais.

Attendons toutefois pour mesurer les retombés de cette décision qui, pour être efficace, demandera tout de même beaucoup de courage et d’éthique aux intervenants policiers et judiciaires. Ce dont, justement, on leur reproche de manquer depuis des années.