Accusant les uns de faire preuve d’orgueil et les autres de médire à son endroit sans véritablement le connaître, le patron de Direct Prod s’est défendu, ce mardi 30 octobre, des accusations dont il fait l’objet ces dernières semaines.

Edgar Yonkeu (2e en partant de la gauche), en compagnie des animateurs du «Dafreshmorning», le 30 octobre 2018, à Libreville. © Urban FM

 

Tina, Creol, DJ Fléo, Thibaut Adjatys… tout y est passé ce mardi dans le «Dafreshmorning», la matinale d’Urban FM. Accusé d’escroquerie, de non-respect des termes de contrats signés avec certains de ses anciens collaborateurs, Edgar Yonkeu s’est défendu «au cas par cas» sur la radio urbaine.

S’il a assuré qu’il n’est pas exempt de reproches, il n’a pas moins laissé entendre qu’il n’était pas coupable de certains faits qui lui sont reprochés. C’est notamment le cas dans le litige qui l’oppose à DJ Fléo, qui lui réclame de l’argent (500 euros) depuis 2012, à la suite du concert au Zénith de Patience Dabany. Là, le patron de Direct Prod évoque «une question d’orgueil» de la part de son «petit frère», d’autant que, a-t-il expliqué, «ce problème, tout le monde a essayé de l’arranger». Il évoque un malentendu, «qui peut se régler le jour qu’il (DJ Fléo) veut».

S’agissant du litige qui l’oppose à Creol, le producteur a fait mine de minimiser la discorde. S’il a reconnu que le contrat entre sa boîte et la chanteuse n’avait pas officiellement été signé, il a expliqué qu’elle était «en période d’essai». Et à Direct Prod, «le boss» prévient, l’essai peut durer de un à deux ans. Pourtant, en dehors de son contrat, l’artiste a été «mise en lumière» depuis sa découverte, en 2013. Pour résumer les propos du producteur : le départ de Creol était dû d’abord à son impatience puis à une jalousie mal dissimulée face au succès du titre «Tchizambengue» de son acolyte Shan’L, alors que son titre «VIP» (réalisé sous contrat officiel) ne décollait pas. Toutefois, il a assuré n’avoir jamais menacé de mort Creol. Là encore, il évoque un malentendu, une mauvaise interprétation d’une phrase qui, selon lui, était supposé «réveiller» son artiste qui lui signifiait son départ. Las des accusations de la part de «La Diva», Edgar Yonkeu a informé ce mardi 30 octobre qu’il la libérait de tous ses «engagements» passés avec Direct Prod.

Assurant qu’il n’est pas propriétaire d’une œuvre parce qu’il l’a produite, Edgar Yonkeu a également minimisé sa querelle avec Tina, sa principale parolière. «Le problème de Tina, c’est qu’elle est allée sur Internet faire des recherches avec son manager pour trouver ses titres à la Sacem. Or, dans la musique, a-t-il expliqué, quand on fait une chanson, on attend. Et quand je dis que [ses] chansons sont à la Sacem, c’est vrai.» Le producteur a dit avoir appelé, lundi 29 octobre, la Sacem pour avoir les preuves de sa bonne foi. Aussi, a-t-il proposé de se rendre, dans une semaine, en France en compagnie de Tina pour vérifier d’elle-même que les titres qu’elle a écrits pour Direct Prod sont bel et bien protégés et que ceux-ci portent son nom à la Sacem. Peut-être que de là leur différend se règlera.