Absences répétées non autorisées et non justifiées à son poste de travail, non-respect de l’article 6 de son contrat de travail et, propos discourtois et impétueux à l’endroit de son supérieur hiérarchique. Autant d’incorrections reprochées au conseiller juridique du directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag), qui vient d’être démis de ses fonctions.

Le patron de l’Oprag a eu la tête de son conseiller juridique, qu’il vient de limoger. © gaboninitiatives.com

 

Faisant les choux gras de la presse satirique depuis plusieurs semaines, le duel entre le patron de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag) et son conseiller juridique, a tourné à l’avantage du premier. En effet, Rigobert Ikambouayat Ndeka a eu la tête d’Athanase Ndoye Loury. Ce dernier a été démis de ses fonctions par son patron, alors qu’il a été nommé en conseil des ministres.

En effet, selon la décision «portant résiliation du contrat de travail», datée du 6 mai dernier et publiée par l’hebdomadaire La Loupe, dans son édition du 16 mai, Athanase Ndoye Loury a été rayé des effectifs de l’Oprag. Il est notamment reproché au conseiller juridique ses «absences répétées non autorisées et non justifiées à son poste de travail», le «non-respect de l’article 6 de son contrat de travail». Mais également, des «propos discourtois et impétueux à l’endroit de son supérieur hiérarchique».

Des faits sur lesquels le conseiller juridique n’a pu s’expliquer, alors qu’une occasion lui a été donnée à cet effet. «Vous avez été (…) convoqué à un entretien préalable le 27 avril 2017 dernier, à 10 heures, au bureau du directeur administratif et du personnel pour vous expliquer sur les fautes professionnelles que vous avez commises. L’Oprag n’a donc pas vos explications sur les faits qui vous sont reprochés», peut-on lire dans un courrier du patron de l’Oprag, daté du 8 mai, et adressé à Athanase Ndoye Loury.

Si les motifs évoqués pour l’éviction du conseiller de Rigobert Ikambouayat ne souffrent d’aucune contestation, celles-ci découlent, cependant, de l’animosité entre les deux hommes. En effet, le patron de l’Oprag soupçonnait Athanase Ndoye Loury de militer pour son éviction. Une machination à laquelle serait également associé Ambroise-Germain Banas. Ce dernier aurait été identifié comme l’auteur de la rumeur d’une suspension de ses fonctions, fin mars dernier, du directeur général de l’Oprag.

Selon le journal, Rigobert Ikambouayat donné partant sur la dernière semaine de mars dernier, «a bénéficié d’un petit sursis grâce à ses réseaux dans la sphère présidentielle», rapporte La Loupe. Résultat des courses : «L’ancien élu de Booué lorgnait la moindre occasion pour faire la peau à son conseiller juridique qui, par crainte de fatwa, ne venait plus à son bureau», a poursuivi le journal satirique, soulignant qu’après Athanase Ndoye Loury, Ambroise-Germain Banas serait désormais dans le viseur du patron de l’Oprag. Info ou intox ? L’avenir nous le dira.