Soutenant cette initiative du gouvernement, le président de la Convention nationale de l’interposition a souhaité la mise en place d’une commission chargée de récupérer et gérer les fonds détournés.

Le président de la CNI, dans ses locaux à Libreville. © Gabonreview

 

Lancée dans le cadre de la lutte contre la grande corruption au Gabon, l’«opération Mamba», rencontre l’assentiment de certains acteurs politiques, tout bord confondu. C’est le cas du président de la Convention nationale de l’interposition (CNI), qui a publiquement soutenu cette initiative dans une déclaration publiée ce 13 février à Libreville. «Nous apportons ici notre soutien à cette démarche courageuse et salvatrice», a déclaré Dieudonné Minlama.

Depuis quelques semaines, en effet, plusieurs anciens membres du gouvernement et autres hauts dirigeants des administrations publiques et privées sont interpellés par la justice dans le cadre de cette opération.

«Ces personnes sont poursuivies pour détournements ou pour complicité de détournements des fonds publics destinés à la réalisation d’importants projets sociaux et d’infrastructures qui auraient considérablement amélioré les conditions de vie de nos compatriotes», a indiqué le président de la CNI, souhaitant que l’opération se poursuive.

Selon Dieudonné Minlama, elle permettrait «non seulement de récupérer une partie importante des fonds détournés, mais aussi de mettre un terme ou du moins freiner le phénomène de l’Impunité qui constitue la principale cause de non-développement de notre pays et de la pauvreté qui frappe la plus grande partie de nos compatriotes».

Ce dernier souhaite ainsi que le président et le gouvernement poursuivent l’opération en élargissant le champ d’actions à d’autres projets. Toutefois, a souhaité Dieudonné Minlama, «pour cadrer aux exigences de transparence et de bonne gouvernance, nous demandons au Président de la République et au Gouvernement de mettre en place une Commission nationale tripartite (majorité, opposition et société civile)». Cette commission serait ainsi chargée de récupérer et gérer les fonds détournés.