Alors que la troisième saison de l’Opération Albacore vient de démarrer, en partenariat avec l’ONG Sea Shepherd, le gouvernement gabonais veut croire que cette initiative lancée en 2016 permettra à long terme une baisse des prix du poisson dans le pays.

Des patrouilleurs de l’Opération Albacore, en 2017 au Gabon. © Sea Shepherd

 

Au Gabon, bientôt les populations n’auront peut- être plus à se plaindre du coût jugé élevé du poisson. C’est, en tout cas, l’un des principaux objectifs que le gouvernement assigne à l’Opération Albacore, dont la troisième édition est actuellement en cours. Prévue pour durer quatre mois, cette opération lancée en 2016 en partenariat avec l’ONG Sea Shepherd, consiste à effectuer des inspections en mer, pour faire face à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Chantal Loupdi estime, en effet, que si cette opération «ne permettra peut-être pas d’éradiquer la perte que nous subissons» dans nos eaux du fait de la pêche INN, celle-ci, à travers les arrestations effectuées depuis son lancement il y a deux ans constitue un moyen de pression pour les pêcheurs contraints à se conformer aux normes légales. Or, selon la ministre, plus les pêcheurs pratiqueront légalement plus ils bénéficieront de certaines facilités et avantages. A la longue, le prix du poisson s’en verra réduit, alors qu’il n’a cessé d’augmenter ces dernières années.

L’Opération Albacore est effectuée en collaboration avec la Marine nationale gabonaise et l’Agence nationale de pêche et d’aquaculture (ANPA). En 2017, elle a, par exemple, permis l’arrestation des responsables du Haixin 23 et du Haixin 28, deux chalutiers immatriculés en Chine, pêchant illégalement à la frontière entre le Gabon et le Congo-Brazzaville.