300 milliards de francs CFA au bas mot, c’est le montant de l’évaluation partielle de la richesse laissée par Omar Bongo à la fin de ses 42 ans de règne sur le Gabon.

© sharkarkproject.com

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La saga des révélations mirobolantes sur les actes de déprédation d’Omar Bongo Ondimba et héritiers est loin d’avoir atteint son épilogue. Après l’exhumation du lourd dossier des biens mal acquis dans lequel certaines personnalités de la famille du président décédé sont soupçonnées, le site web d’information et d’opinion «Mediapart» s’est tout récemment permis de farfouiller dans les documents relatifs à l’héritage d’Omar Bongo.

Ali et Pascaline Mferri Bongo, le 2 décembre 2014 au mausolée d’Omar Bongo à Franceville. © DCP-Gabon

Ali et Pascaline Mferri Bongo, le 2 décembre 2014 au mausolée d’Omar Bongo à Franceville. © DCP-Gabon

Censés être secrets, ces actes écrits portant sur l’héritage du défunt président du Gabon sont le compte-rendu d’une réunion de famille des héritiers, tenue à l’hôtel L’Etoile d’Or de Libreville le 17 février 2014 et présidée par Pascaline Bongo, fille aînée et mandataire exclusive de la succession. Le rapport lève «un coin de voile sur un système de captation des richesses de tout un pays d’une rare ampleur», selon l’expression du journal français d’investigation qui note que «Même si les éléments contenus dans ce PV n’offrent qu’une vision très partielle de la fortune des Bongo, celle-ci est déjà vertigineuse. Pour cause : les sommes ici en jeu s’élèvent au bas mot à 300 milliards de francs CFA (460 millions d’euros). Pour saisir l’ampleur de l’affaire, cela représente plus de 10 % du budget du Gabon pour 2015

Selon le procès-verbal ultraconfidentiel, rédigé par un huissier de justice, sur la base d’un inventaire (partiel) des actifs immobiliers de la succession, les biens du patriarche en attente de partage entre ses 53 héritiers sont essentiellement répartis sur les quatre provinces les plus développées du pays, à savoir : l’Estuaire, le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem. Il s’agit de villas, d’hôtels de luxe, d’appartements ou d’immeubles. Le tout évalué par un expert de la cour d’appel de Libreville à 238 milliards de francs CFA soit (370 millions €). Mediapart précise que les calculs ayant mené à ce montant «ne prennent, par exemple, pas en compte les revenus issus du pétrole (un gisement de cash) ou des actions dans plusieurs multinationales (la rente idéale).»

À cette énumération donc non exhaustive il faut ajouter «tous les biens détenus à Libreville, Franceville et Port-Gentil par le biais de la Socoba, une société dirigée par un gendre d’Omar Bongo et principale bénéficiaire des travaux publics du Gabon. Les actifs immobiliers de la Socoba s’élèvent quant à eux à plus de 24 milliards de francs CFA (40 millions €), d’après le procès-verbal.»  Toutes ces estimations ne prennent toujours pas en compte la valeur vénale d’une dizaine d’autres sociétés civiles immobilières qui n’ont pas encore été intégrées à la succession.

Outre l’appétit pour l’immobilier, le défunt président avait des qualités d’affairiste qui l’ont conduit à rentrer dans le capital de deux grandes sociétés françaises installées au Gabon : la Société d’eau et d’électricité du Gabon (SEEG), filiale de Véolia, et la Banque internationale pour l’industrie et le commerce du Gabon (BICIG), filiale de la BNP. Ce qui rapporte de beaux dividendes. Si le patrimoine dispose également d’un compte à la BGFI, «créditeur de plus de 2 milliards de francs CFA», toujours selon Mediapart, hormis plusieurs comptes bancaires logés dans l’hexagone, «la succession Bongo a intégré deux comptes offshore ouverts à la banque Martin Maurel de Monaco, sur lesquels dormaient près de 20 milliards de francs CFA». Ces deux comptes sont actuellement dans le viseur de la justice française qui y voit un probable «blanchiment de détournement de fonds publics».

Cette fortune colossale qui reste à découvrir dans son entièreté aiguise bien évidement les appétits et exacerbe les égoïsmes. Alors qu’il a «pourtant longtemps affirmé qu’il se désintéressait de la succession de son père», Ali Bongo, l’actuel président du Gabon, qui s’est fait représenter à la réunion ayant donné lieu à ce procès-verbal, revendique «avec fracas» sa part. Il veut que lui «soit communiqué copies exhaustives de l’intégralité des documents relatifs à la succession, permettant d’apprécier la situation active et passive de cette succession, tant au Gabon, en France que dans l’ensemble des autres pays et ce, quelque soit les structures mises en place préalablement [par Omar Bongo]». Ce qui n’a pas manqué de jeter un froid au sein de la fratrie. Chaud devant !

 

 
GR
 

25 Commentaires

  1. jean - jacques dit :

    Dans tout que gagne le peuple economiquement deminu dans vos revelation?
    vous parler seulement de Bongo et sa famille , mais parler aussi de MYBOTO et sa fille qui ont escroquer bongo aussi ils ont eu tout cet argent où pour avoir la richesse qu’ils ont aujourd’hui/
    Parlez de votre ping qui est un opportuniste qui est devenu riche à cause de la famille Bongo.il faut faire un jugement equitable.
    Tout ce qui se declarent opposanta aujourd’hui au gabon ils ont faim , ils sont au chômage , ils n’ont plus ses privileges qu’ils avaient avec le defunt president.Et ils vont le bruit en pensant qu’ils vont encore gerer la chose publique.

  2. Roberto dit :

    Médiapart révèle que le rapport lève «un coin de voile sur un système de captation des richesses de tout un pays d’une rare ampleur», cela représente plus de 10 % du budget du Gabon pour 2015.». Et c’est non exhaustif ! Tout le monde c’est déjà tout çà et ça fait mal !

  3. maak dit :

    Et dire que certains affirment que le gabon etait bien avant 2009.

  4. lacatus dit :

    Mais Jean-Jacques Bongo ondimba. Tu gagnes quoi dans tt ça ?

  5. Jean-Christian MOORE dit :

    C’est une affaire de famille, le problème du gabonais lamnda est où?

    • l'ombre qui marche dit :

      Décidément je ne pense pas que le peuple « élisait » la famille bongo pour nous parler d’affaire de famille ça c’est l’argumentation des gens qui sont prêtes à faire comme les bongo s’ils avaient le pouvoir on nous parle de système de captation de richesse nationale et vous venez nous parler de famille le problème du gabonais lamnda est celui de constater que la richesse du gabon mise à notre disposition par DIEU LE CREATEUR une famille les bongo s’en est accaparée

    • Manzo sinandong dit :

      Le problème est qu’il se sont enrichis avec l’argent du contribuable et de la ventes des richesse du pays. Ce n’est pas leur propriété privée, le Gabon appartient au peuple et non à une famille. Compris!

  6. boutala dit :

    Tsouooooo mon Dieu.no comment. Quant à Jean jacques l article parle d un sujet précis. Envoie aussi tes informations sur l opposition à média part pour qu on en soit édifié aussi. Pour le moment que penses tu de ces sous qui auraient pu te loger décemment et te permettre de vivre mieux??? Es tu pour un rapatriement de ces fonds vers le gabon? Même ceux des opposants j en conviens? Réponds à ces questions j j.

  7. Jean - jacques dit :

    Je ne gagne rien dans tout c’est tout justement pour vous dire que vos vieux opposants ont pillé le Gabon, ping en passant par Myboto. Pour moi ils n’allaient même pas avoir un militan derriere eux. par ce quand ils etaient au gouvernement ils ne penvaient pas que les gabonais souffrent.

    Le premier italien a laissé la politique à cause de son âge , mais vos opposants attendent qui pour laisser la politique? Même dans les photos on sent la fatique sur leur visage.
    Laissez nous avancer , vous n’avez aucun projet de société vos opposants INCAPABLES DE NOUS PRESENTER UN PROJET, par ce que leurs âges ne permettent plus à reflechir.

  8. Ngouss MABANGA dit :

    Autant d’argent! je comprends pourquoi les gabonais souffrent et sont misereux.
    si seulement cette argent pouvais leur offrir l’immortalité…mais dommage!

  9. Bassomba dit :

    Qu’on fasse l’audit des finances publiques depuis 1967 et on verra qui sortira Blanc dans tout ça! ne prenez pas les Gabonais pour des idiots, on vous connaît! vous avez amassé à gauche, et maintenant vous passez à droite parce que vous n’avez plus les privilèges d’antan. Tous les ex-pédégistes, vous tuez l’opposition; vous croyez que c’est en devenant opposant que le peuple vous blanchira? Jamais! cette dernière n’oubliera jamais que vous vous êtes enrichis sur le dos du peuple ; et Ali va vous massacrer parce que vous êtes venus empoisonner l’opposition; ça c’est quelle opposition ça? Une opposition composée d’anciens pédégistes! Pardon!

  10. Justice dit :

    Jean-Jacques, mais bon sang, réveilles toi un peu! Comprends que cet argent capté frauduleusement par la famille la plus riche du Gabon pouvait au moins te permettre de mieux écrire tes phrases aujourd’hui! Tu aurais pu faire de bonnes études « cadeau ». Et ne pas être dans des classes pléthoriques à 106 élèves.

  11. aller vers ma page web dit :

    Merci pour ces supers conseils !!!

  12. NOUS VOYONS TOUT dit :

    mais jean jacques peut avoir raison quelque part. Car, dans LE JOURNAL MEDIAPART, il est dit que, hormis Pascaline et Ali qui sont les Mandataires universels et Légataires exclusifs, il ya DEUX AUTRES Légataires supplémentaires, qui sont Philomène KOUNA et Stéphanie ALABA. Or, la Stéphanie ALABA est l’Epouse légale de Didier PING. Et devinez qui est Didier PING ? Didier Ping est le fils que Jean Ping a fait avec une dame Solange pendant sa jeunesse.

    donc un coté Jean Ping est lié avec la 1ère Mandataire de la Fortune BONGO via Pascaline avec 2 enfants, et de l’autre, il est le beau-père d’une autre gestionnaire de la fameuse Fortune BONGO. Alors, le peuple doit comprendre cette mayonnaise-là comment? QUESTION : LE PEUPLE DOIT IL SE DEBROUILLER TOUT SEUL POUR RAPPELER SON POUVOIR D’ELIRE SON CHEF EN METTANT L’OPPOSITION A L’ECART ???? IL EST TEMPS QUE L’OPPOSITION PUBLIE LA QUANTITE DES FILS D’ARAIGNEE AUXQUELS ELLE EST ‘ATTACHEE » AU POUVOIR . CAR UNE FAUTE AVOUEE EST A MOITIE PARDONNEE. CAR NE RIEN DIRE AU PEUPLE LES CACHOTTERIES PEUVENT DECLENCHER DES REACTIONS COMPLIQUEES.

  13. James dit :

    Jean-Jacques tu as quel age?

  14. pingpong dit :

    ALI en 7 ans à bitumer plus de route que myboto en 20 ans tout puissant ministre des TP,PING ministre de la planification pendant une decennie allez voir OMBOUE SON VILLAGE VOUS ALLEZ RIRE!!! on ne fuit pas la pluie pour se jeter dans la rivière,le PR ONDO OSSA nous disait qu il ne savait comment payer les fonctionnaires si il gagnait l’élection de 2009,ali a pu les payer et les augmenter 2 fois pendant son septennat que c’est surprenant n’est ce pas? ILS sont incapable de présenter un candidat unique chacun veut le pouvoir pour lui rien que pour lui J’ai pitié de mon pays

  15. makaya dit :

    Si Omar Bongo avait pris le pouvoir au Gabon en 1967 en étant déjà milliardaire (comme Trump aux USA ), alors, j’aurai cru à sa fortune. Mais tout le monde sait qu’ il n’avait quasiment rien quand il est devenu président après Léon Mba.Donc, sa soi disante fortune est tout simplement de l’argent volé à l’état.

  16. Jullian dit :

    Honte à cette famille d’escrocs,de parvenus qui osent se pavaner et se montrer en public.que le peuple fasse une révolution face à ces gangsters qui n’ont aucun scrupule et repentance à leur peuple qui souffre dans la négation de cette entente toxique…

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