L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) et l’Institut africain d’informatique (IAI) ont signé, lundi 22 mai, une convention de partenariat visant à faire de cet établissement d’enseignement supérieur «un pôle d’excellence en matière de TIC».

Alex-Bernard Bongo Ondimba et Binta-Fatouma Kalmé, échangeant leurs parapheurs, le 22 mai 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Les DG de l’Aninf et de l’IAI, signant la convention de partenariat,. © Gabonreview

Présenté par Alex-Bernard Bongo Ondimba, directeur général de l’Aninf, comme une avancée dans la concrétisation de la stratégie sectorielle «Gabon numérique», dont sa structure a la charge, ce partenariat vise un but précis : l’excellence dans la formation en matière de Technologies de l’information et de la communication (TIC). «De manière général, a-t-il précisé, [celui-ci] va permettre à l’IAI de disposer d’un accompagnement et d’une plateforme technique pour ses 450 étudiants, qui pourront davantage expérimenter leurs connaissances théoriques. Ceci dans le but d’améliorer de manière significative la qualité de la formation, et surtout de la faire correspondre aux besoins économiques et stratégiques actuels.» A travers ce partenariat, l’Aninf entend, quant à elle, bénéficier d’«un vivier de compétences très étendu» devant lui permettre de répondre aux attentes du gouvernement, notamment dans le développement des applications liées à l’e-gouvernement et dans l’aboutissement du processus de transition numérique.

Photo de famille avec les partenaires de l’Aninf et de l’IAI. © Gabonreview

Pour Binta-Fatouma Kalmé, directrice générale de l’IAI, la signature officielle de ce partenariat n’est pas le début d’une nouvelle collaboration entre les deux structures. Celle-ci «apparaît plus comme la régularisation d’un mariage», dont l’objectif est de «soutenir et pérenniser l’initiative gouvernementale de faire de nos établissements d’enseignement supérieur des pôles d’excellence en matière de TIC», a-t-elle indiqué. Aussi, la DG de l’IAI a-t-elle pensé que ce partenariat «doit permettre de favoriser et faciliter l’insertion des jeunes diplômés en quête du premier emploi, par le biais des différents projets informatiques de l’administration gabonaises et des sociétés privées».

Placé sous la tutelle de l’Aninf, dont le patron est le président du conseil d’administration, l’IAI, créé en janvier 1971 par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Organisation commune africaine et malgache (Ocam), a pour mission de mettre à la disposition du continent un personnel qualifié en vue de faire face à l’évolution technologique. Conformément à l’accord signé le 22 mai à Libreville, l’Aninf s’est engagée à l’assister dans l’accomplissement de ses missions de formation.