Lors des tournées qu’il a effectuées dans les établissements de la capitale gabonaise, le directeur des examens et concours, Jean Eyéné Békalé, a annoncé des changements dans l’organisation du baccalauréat et du Brevet d’étude de premier cycle (BEPC).

Pour être reçus, les nouveaux lauréats au BEPC et au baccalauréat devront avoir 10 de moyenne et avoir travaillé correctement les années précédentes - © D.R.

D’emblée, le directeur des examens et concours a indiqué que l’épreuve de culture générale est désormais supprimée au BEPC. En outre, il faudra justifier de ce diplôme pour prétendre poursuivre en classes supérieures dans les établissements publics ou reconnus d’utilité publique. «Finis donc les cas des élèves admis en seconde sans BEPC», a-t-il déclaré. Dans les années à venir, les notes annuelles des classes de 6e, 5e et 4e seront prises en compte dans le calcul de la moyenne finale avant de décerner le diplôme sanctionnant la fin du premier cycle scolaire.

Pour ce qui est du bac, les nouvelles règles suppriment d’office le deuxième tour. Dorénavant, cet examen se fera en deux parties. La première, dès la classe de première. Les élèves valides devront passer obligatoirement les épreuves d’éducation physique et sportive. A cette épreuve, s’ajoutent des évaluations écrites qui varient de série en série.

Les séries scientifiques aborderont en classe de 1re les épreuves de français et d’histoire-géographie. Ceux de la filière économique (série B) seront évalués en philosophie et en seconde langue vivante. Concernant les élèves de A2, ils passeront les épreuves de troisième langue vivante et de mathématiques. Ceux de A1, plancheront sur l’histoire-géographie et la seconde langue vivante.

Selon Jean Eyéné Békalé, «cette innovation vise à alléger les matières au bac et à inciter les enseignants à boucler leurs programmes». Cette première partie des épreuves qui a lieu en 1re est d’autant plus importante qu’elle conditionne, en partie, l’accès ou le passage en terminale. «L’admission en cette classe dépend désormais, soit de l’obtention de la moyenne annuelle en 1re, soit de la réussite à la première partie du bac. Le candidat ayant échoué à celle-ci mais qui est admis en terminale devra passer toutes les épreuves du bac comme candidat libre», a-t-il expliqué avant de préciser qu’«avec cette réforme, il n’y aura plus de second tour».

En d’autres termes, le bac ne sera délivré qu’aux élèves ayant atteint la moyenne de 10 sur 20 à l’issue de la totalité des épreuves. De même, les notes obtenues depuis la classe de seconde seront progressivement prises en compte lors du calcul de la note finale du bac.