Situé à 18 km au sud Libreville, le New Owendo International Port (NOIP) a reçu des membres de la société civile, le 2 août. En marge de cette visite, le directeur commercial de GSEZ Port est revenu avec Gabonreview sur plusieurs aspects relatifs au fonctionnement de ce hub économique.

Dany Menga lors de son échange avec les acteurs de la société civile, le 2 août 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Gabonreview : Que peut-on retenir du port en termes de performances ?

Dany Menga : Nous pensons que le NOIP est un fleuron des ports de la sous-région. Dans un avenir très poche, il deviendra un hub à même d’accueillir les marchandises qui seront transbordées au Gabon à travers des infrastructures et un personnel de qualité. Nous pensons que cet investissement permettra au groupe Olam et à l’Etat gabonais de rehausser l’activité portuaire nationale au niveau de la sous-région.

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Comment se passe la gestion du trafic avec les autres ports de la sous-région ?

Il y a une communication effective avec les autres ports de la sous-région. Car l’on ne peut construire un port et demeurer totalement excentré. A travers diverses conférences, nous avons des discussions avec des partenaires du secteur. Aujourd’hui, nous pensons que nous avons beaucoup à apprendre des ports de Douala, Pointe-Noire ou Cotonou, qui disposent d’une belle expérience. Il y a une nécessité absolue de garder un contact permanent et certain avec ces différents ports.

Quel est l’intérêt du guichet unique au sein du port ?

Le guichet unique est une solution pratique et un certain sur le plan administratif. Cela permet de réduire le temps de gestion aussi bien pour les opérateurs économiques, mais également pour les exploitants que nous sommes. Nous pensons que mettre en place un guichet unique facilite les échanges de documents. Le guichet unique intègre un système nous permettant d’avoir une base de données centralisée, consultable en tout temps de manière à avoir des statistiques fiables au niveau des entrants et sortants transitant par le port.

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La non gestion du terminal containers, cédé à Bolloré, n’impacte-t-il pas vos prévisions en termes retour sur investissement ?

Non, nous ne pensons pas. Pas du tout ! La gestion du terminal containers par Bolloré n’impacte en rien nos prévisions.

Quelles sont les perspectives du NOIP ?

Nous pensons qu’avec l’extension de 300 mètres linéaires de quai, nous serons capables d’élargir notre zone de stockage. Et, d’accueillir des plus grands navires de manière à augmenter notre flux entrant et sortant, aussi bien à l’import qu’à l’export, dans notre activité portuaire.