Le label Disumba record a officiellement présenté le 30 mars son premier album de 16 titres, intitulé Vobko music #1. Cette production qui promeut le retour aux sources a été réalisée avec la participation de Chef Keza, Rodzeng, El Joackim, Seth Nkolombya, le Sacre Jingle Basse, Kayaman du bled, Coretta et Darry.

Les sociétaires du Label Disumba record à la présentation du premier album de la structure. © Gabonreview

 

Quelques membres du Nyabinghi squad, du Zorbam family et une brochette de nouveaux visages du hip hop vert-jaune-bleu, réunis au sein du Label Disumba record, viennent de signer leur premier album dédié au « retour aux sources ».

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Organisée autour de 16 titres, cette production enregistrée dans plusieurs langues (Fang, Myené, Punu, Lingala) est un mélange de plusieurs rythmes et tendances musicaux, d’où émerge un entrelacement de sonorités hip-hop, Rnb, reggae, nappé d’une velouté tradi-moderne.

Si Chef Keza et ses compagnons évoquent le respect de la nature et l’amour du prochain, cet opus est un vibrant appel à la préservation des valeurs, principes et rites ancestraux. Qui es-tu ? Ndzikou, Ma vision, Kombe na musingui, Mevak me bele ma, Aigle royal Bassé constituent les titres évocateurs de cette première production du label Disumba.

«Notre album est un mélange de sonorités traditionnelles et de sonorités modernes. Nous avons choisi de prendre ces sonorités du Bwiti pour les adapter à un conteste moderne. C’est ainsi que nous avons souhaité véhiculer notre message de retour aux sources», a indiqué le sociétaire du groupe Mudjah Soldiers, Chef Keza.

Pour ces adeptes de la promotion de la Harpe sacrée, de l’iboga et des rites ancestraux, il est encore temps de se ressaisir et de se conformer aux lois de la nature et aux préceptes divins, selon notre tradition.

«Pour nous, le retour aux sources ne signifie pas sortir de la civilisation pour l’archaïsme. Il y a des acquis, des avancées. Nous devons nous en servir pour préserver notre culture et valoriser notre identité», a précisé Chef Keza. «Aujourd’hui, nous faisons tous face à la dépravation des mœurs. Il nous appartient de créer des mécanismes pour intéresser les jeunes à la tradition et la culture. Quand les jeunes vont s’approprier ces valeurs, à partir de ce moment-là, nous nous connaîtrons», a conclu le Sacre Jingle Basse.