Situé au boulevard du bord de mer, à Libreville, le siège de La Poste SA a été pris d’assaut par des retraités en colère. Ces derniers réclament le versement de leurs pensions par  Postebank et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), censé être effectif depuis le 3 mars. Ils ont bloqué la circulation pour se faire entendre.

Les retraités en colère sur le boulevard, le 5 mars 2018. © Gabonreview

 

Scène de colère le 5 mars à Libreville, où des retraités ont investi le boulevard du bord de mer, au niveau du siège de La Poste SA. Les manifestants s’insurgent contre le non-paiement de leurs pensions par Postebank et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Les deux structures sont censées émettre les chèques permettant aux retraités de rentrer en possession de leur pension.

La situation concerne plus précisément les retraités CNSS, dont la gestion a été confiée à Postebank il y a quelques mois. Les retraités devaient percevoir leur pension le 3 mars. Cette date correspondant à un jour non ouvrable, les retraités se sont donc rendus au siège de Postebank ce matin.

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Après plusieurs heures d’attentes, ils ont été informés de ce que la pension ne sera finalement plus versée. La raison évoquée est le non décaissement du chèque de paiement par la CNSS. «Jusqu’ à hier, nous n’étions toujours pas en possession du chèque. La CNSS n’a pas laissé le chèque auprès de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale, ndlr) à temps. Ce n’est que ce matin qu’ils l’ont fait. Nos équipes sont à pied d’œuvre la situation devrait rentrer dans l’ordre et les retraités seront payés au plus tard le 6 mars», a confié un responsable de la CNSS ayant requis l’anonymat.

Dépités, les retraités ont investi la route, bloquant ainsi la circulation. «On ne bougera pas de là sans notre argent. Payez-nous notre argent !», pouvait-on écouté parmi les manifestants. «On n’en a marre !», ont lancé d’autres. Une situation d’autant plus préoccupante qu’elle s’est déjà produite en février. Au moment où nous mettions en ligne, les retraités bloquaient toujours la circulation.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga