Motivés par le souci de combler les besoins en financement des Petites et moyennes entreprises et Très petites entreprises (TPE), le Crédit solidaire du Gabon (CSG) et Junior Achievement (JA Gabon) ont signé deux conventions y relatives, le 30 juin à Libreville.

Poignée de mains entre Radia Garigues et Adeline Haykal après la signature de conventions, le 30 juin 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Confrontés aux difficultés d’accès aux financements, les Petites et moyennes entreprises (PME), Très petites entreprises (TPE) et autres entrepreneurs pourraient trouver leur salut avec le Crédit solidaire du Gabon (CSG). Spécialisée dans la mésofinance, troisième voie de la finance entre le secteur bancaire classique et l’univers de la microfinance, la structure va  accompagner PME, TPE et entrepreneurs. Et ce, conformément à deux conventions signées avec Junior Achievement (JA Gabon), le 30 juin à Libreville.

«La première convention concerne le mécénat où nous mettons bénévolement notre expérience à la disposition des entrepreneurs accompagnés par JA Gabon pour du mentoring et du coaching. Nos employés vont donc accompagner et assister ces entrepreneurs», a expliqué la directrice centrale de CSG. «La deuxième concerne le fonds d’amorçage à destination des très petits entrepreneurs souhaitant lancer leurs activités. Ce qui est une nouveauté dans le pays», a annoncé Adeline Haykal.

Adeline Haykal pendant son speech et quelques moments de la cérémonie. © Gabonreview

Deux éléments appuyés par la directrice exécutive de JA Gabon. «Nous avons passé un accord avec CSG pour aider ces entrepreneurs accompagnés par JA Gabon, dans le cadre du Mentoring à un taux réduit, de manière à ce qu’ils puissent accéder aux financements», a déclaré Radia Garrigues. Dans le cadre de la deuxième convention, «nous ferons juste de la mise en relation pour permettre à ces entreprises ayant un petit historique d’accéder du financement», a renchéri la directrice exécutive de JA Gabon.

Présents à la signature de la convention entre JA Gabon et CSG, les entrepreneurs en herbe et en devenir ont également été édifiés sur les avantages de la mésofinance. «Certes la microfinance est très développée dans le pays, mais toujours est-il que la demande en financement demeure toujours aussi importante chez les PME, les TPE et les entrepreneurs (…) Nous apportons beaucoup d’innovations bénéfiques. A l’instar de la carte visa prépayée, des SMS alertes et autres produits tout aussi innovants», a lancé Adeline Haykal.

Comme le suggère sa mission, CSG entend ainsi être le chainon manquant entre les banques et la microfinance. «Nous sommes partis du constat que les banques accompagnent très bien les grandes entreprises et, la microfinance les toutes petites entreprises. Mais il y a un chainon manquant, celui de la PME. Nous sommes vraiment dans l’accompagnement des PME. Nous avons les méthodologies, l’organisation, les produits et services adaptés pour cette cible-là», a conclu Adeline Haykal.

Le CSG est le bureau local de la Compagnie financière africaine (Cofina). Présent en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry, au Sénégal et désormais au Gabon, le groupe table sur une présence effective dans 16 pays à l’horizon 2021. Il a pour principal cœur de cible la mésofinance, représentant près de 90% des emplois productifs dans les économies africaines.