Comme pour donner une preuve de sa volonté d’en finir avec la crise actuelle à Gabon Télévisions et à Radio Gabon, le nouveau ministre d’Etat en charge de la Communication a annulé les affectations d’agents décidées par son prédécesseur entre décembre 2017 et mars 2018.

Guy-Bertrand Mapangou et Alain-Claude Bilie-By-Nzé, le 9 mai 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Mis à la disposition du secrétariat général du ministère de la Communication en décembre 2017 et affectés, pour certains, à l’intérieur du pays en mars 2018, les 26 journalistes qui se présentent comme des «victimes» d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé devraient bientôt regagner la rédaction de Gabon Télévisions. A la faveur d’une réunion de prise de contact avec le Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), ce 15 mai, Guy-Bertrand Mapangou a annoncé l’annulation des décisions de son prédécesseur.

Le nouveau ministre de la Communication a ordonné au syndicat de lui soumettre, avant la fin de la semaine courante, la liste complète des agents visés et des propositions précises en vue de leur redéploiement dans les différents services du Groupe Gabon Télévisions et Radio Gabon. Pour le nouveau patron de la communication publique, il s’agit de donner la preuve de sa volonté d’en finir avec la crise actuelle au sein de la maison Georges Rawiri.

Survenu au moment des castings organisés au siège du Groupe Gabon Télévisions, le quasi-limogeage des 26 journalistes avait été perçu par le Syprocom comme une vengeance de la part du ministre de la Communication d’alors à l’encontre des réfractaires à ses initiatives. La plupart des journalistes visés (sinon tous) avaient, en effet, refusé de prendre part au casting, pour s’opposer à l’«interventionnisme» de la tutelle.