Les forces de l’ordre ont empêché une marche spirituelle organisée vendredi 6 janvier à Port-Gentil par des femmes membres d’une société secrète traditionnelle.

Un instantané de la marche spirituelle. © D.R.

 

Le secret de cette manifestation revendicative de femmes partisanes de Jean Ping a été bien gardé, la manifestation ayant surpris non seulement les populations mais également toutes les officines politiques présentes dans la capitale économique. S’étant données rendez-vous à la paroisse Sainte-Barbe, dans le 3è arrondissement de Port-Gentil, à cinq heures du matin, les femmes, en cortège, ont entrepris une marche pacifique, brandissant des pancartes appelant au respect de la victoire de Jean Ping.

Automobiles des Forces de l’ordre en travers de la marche. © D.R.

D’abord surpris par l’initiative, les populations et certains militants des partis et associations politiques sont venus grandir les rangs des marcheuses. Le cortège a eu le temps de remonter le boulevard Léon Mba, d’arriver au carrefour Jean Remy Ogoula (ancien carrefour Tobia), d’emprunter la rue centrale du Grand-Village pour se diriger vers la place mythique Joseph Rendjambé. C’est au lieudit Carrefour Hassan, après le marché du Grand-Village, à mi-chemin entre le carrefour Jean Remy Ogoula et la place Joseph Rendjambé, que les forces de l’ordre ont fait barrage à la procession.

Des échanges entre la police et les marcheuses, il est ressorti qu’une demande d’autorisation avait été adressée en bonne et due forme au gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime. Celui-ci n’y ayant pas donné suite, la marche, programmée et ne pouvant être reportée, s’est ébranlée sans autorisation. Amenés à entendre raison, les manifestants ont dû se résoudre à abréger la procession.

Il reste que la capitale économique bruit, depuis plusieurs jours, d’appels à manifestations de tous ordres. Singulièrement depuis la tenue du Dialogue national pour l’alternance organisé à Libreville par Jean Ping et ses partisans et aux termes duquel il a été annoncé que «toutes les hypothèses sont sur la table» et que «rien n’est plus écarté, à n’importe quel moment et n’importe où», a argumenté l’une des manifestantes. On annonce d’ailleurs, pour les jours à venir, de nombreuses initiatives des partisans de Jean Ping tendant à appeler au boycott de la Can 2017.