Le président de la République participera au deuxième sommet régional sur la sécurité, consacré à la lutte contre l’organisation terroriste Boko Haram.

© D.R.

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Après Paris en 2014, les discussions sur les stratégies de lutte contre le groupe islamiste qui sévit, depuis 2009, dans le nord-est du Nigeria et règne maître absolu aux frontières du Cameroun, du Tchad et du Niger, se déportent à Abuja au Nigéria où se retrouveront les président Français, Nigérian, Béninois, Camerounais, Tchadien, Centrafricain et Gabonais. Des représentants de Guinée équatoriale, du Niger, du Sénégal, du Togo, de la Cedeao et de l’Union européenne seront également présents ainsi qu’une délégation américaine, conduite par le secrétaire d’État adjoint, Antony Blinken.

Cette rencontre sera l’occasion, pour les chefs d’État et partenaires techniques et financiers, de faire une évaluation de sept années de menace terroriste sur le continent. Il sera, entre autres, question des promesses de financement, de l’effectivité des appuis extérieurs en matière d’équipement, de formation et de renseignement.

Reprenant les mots de l’hôte du sommet, Muhammadu Buhari, le chef de mission de la Force multinationale mixte de la Commission du Bassin du Lac Tchad (Cblt), déclarait, en décembre dernier : «Boko Haram (est) techniquement vaincu». Sanusi I. Abdullah indiquait, toutefois, qu’il reste à «nettoyer les dernières poches de résistance».

Boko Haram a causé la mort d’au moins 20 000 personnes. Outre le Nigéria, le groupe terroriste est actif aux frontières du Cameroun, du Tchad et du Niger.