Pour aider le pays à mieux lutter contre la chasse illégale, des militaires venus d’Irlande du Nord ont été mobilisés dans le but de former les écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) aux techniques de surveillance et de collecte de renseignements pour la protection de la faune sauvage.

Des soldats de la troupe basée en Irlande du Nord. © telegraph.co.uk/PA

Des soldats de la troupe basée en Irlande du Nord. © telegraph.co.uk/PA

 

Répondant à la demande du président de la République, la Grande-Bretagne a récemment envoyé une troupe de douze soldats, rapporte The Telegraph. Ces soldats, basés initialement en Irlande du Nord, auront pour mission de former les écogardes dans les techniques de surveillance, de collecte et d’utilisation de matériel entrant dans le cadre de la lutte contre le braconnage. Alors que des estimations font état de la perte d’un tiers de la population d’éléphants au Gabon, le pays éprouve encore beaucoup de difficultés à y répondre efficacement.

Pour les responsables de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), l’envoi de la troupe britannique au Gabon est un acte porteur. «Nous essayons de créer un service de parcs nationaux dans un pays qui n’en a pas qu’un seul, comme nous essayons de surmonter d’autres problèmes : le système juridique, la corruption», prétend Lee White, le secrétaire exécutif de l’ANPN, à The Telegraph, avant de reconnaître : «Nous ne pouvons pas le faire du jour au lendemain. Il faut du temps pour développer le soutien et former les gens». Pour sa part, le Major Mark Shercliffa déclare que l’environnement est «difficile» pour le personnel des parcs nationaux et sera le même pour ses soldats. «Nous avons des soldats juniors avec un éventail d’expérience tactique, nous avons des instructeurs forts et expérimentés qui travaillent avec des troupes capables de se déployer partout dans le monde», a néanmoins indiqué celui qui dirige le déploiement britannique.

A l’instar d’autres pays, pour leur mission au Gabon, les soldats Britanniques entendent «mettre l’accent sur les basses compétences (des gardes locaux), ainsi que sur le renforcement des équipes au sein de chaque parc». Mais le responsable de la troupe le sait bien : «l’option militaire, seule, ne peut pas résoudre le problème». Pour Mark Shercliff, s’«il peut aider au niveau tactique», «il y a beaucoup de travail à faire dans le domaine politique au niveau mondial». D’autant que, a-t-il estimé, «il ne s’agit pas d’un phénomène propre à un seul pays ou à un continent unique précis».