Estimant avoir été vilipendée sans que les responsables municipaux de la capitale économique n’aient daigné voler à son secours, la supposée propriétaire du terrain où est érigé le marché Josaphat Rapontchombo, vient de refuser une offre de 300 millions de francs.

Patience Dabany. © Trace Urban TV

Patience Dabany. © Trace Urban TV

 

Les propos de ses pourfendeurs, notamment de certains cadres du Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS), lui sont visiblement restés en travers de la gorge. Dans une récente lettre au président du conseil municipal de Port-Gentil, rendue publique à la faveur de la deuxième réunion dudit conseil le 19 juin dernier, Gaël Ovono Essono, conseil de Marie-Joséphine Nkama, plus connue sous le pseudonyme Patience Dabany, a tenu à exprimer le mécontentement de sa cliente. Presque pour se venger du mutisme des élus municipaux qui, estiment certains, n’ont pas daigné répondre aux attaques dont elle a été l’objet suite à sa revendication d’une parcelle, la mère du président de la République a tout simplement décliné l’offre qui lui a été faite par la municipalité, portant sur l’achat de la parcelle 639 sur laquelle a été construit «sans autorisation verbale ou écrite» le marché Josaphat Rapontchombo.

C’est donc une somme de 300 millions de francs que Patience Dabany a refusé, alors que nombre d’habitants de Port-Gentil émettent encore des doutes sur l’identité du véritable propriétaire de ce terrain de 2 155 m2. Pour d’autres, après avoir essuyé le refus des élus municipaux, suite à sa requête d’un milliard de francs pour la vente de «son» terrain, elle aurait décidé de compliquer la tâche aux élus. D’autant que sa lettre dit explicitement que «les motifs de (son) refus sont légions et n’ont nullement besoin d’être justifiés». Un appel à une nouvelle négociation, pour faire monter les enchères à son seul profit ? Nul ne le sait véritablement.

Toutefois, a fait remarquer son conseil, «la durée d’occupation, plus de neuf ans, de son espace sans aucune forme de rétribution ou charge locative quelconque, est loin de refléter le préjudice subi». Aussi, indique-t-il, «il est important et nécessaire de souligner le mutisme et l’immobilisme volontaire ou involontaire de la municipalité de Port-Gentil lorsque (Mme Nkama) a été prise pour cible par les réseaux sociaux et plusieurs journaux véhiculant des propos mensongers et des contre-vérités sur la paternité de ce bien foncier». L’intéressée chercherait-elle simplement à se venger du maire Bernard Aperano et de ses collaborateurs ? La suite de cette curieuse affaire est à venir.