Surfant sur la vague de licenciements abusifs au sein de la société Bouygues notamment, la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG) a décidé de contrattaquer avec une grève, à compter du 10 janvier.

La CSTG appelle à une grève de solidarité les entreprises frappées par des licenciements économiques ou par des arriérés de salaire. © Gabonreview

 

Toujours aussi remontée contre la vague de licenciements à Bouygues, la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG) a décidé de riposter. Elle va en effet organiser une grève de solidarité regroupant les entreprises impactées par les questions de «licenciements complaisants». Le mouvement sera lancé le 10 janvier.

Les salariés de Bouygues le 5 janvier à Libreville. © Gabonreview

Le président de la confédération syndicale, Camille Mombo Mouelet, a exhorté l’ensemble des entreprises touchées par ce phénomène à s’engager pleinement dans cette grève afin de rentrer dans leurs droits. «Le déroulement de la grève fera l’objet d’une note d’orientation publiée par voie de presse», a annoncé le président de la CSTG.

Alors que les salariés de l’entreprise Bouygues cumulent désormais trois mois sans salaire depuis le départ sur la pointe des pieds de leur employeur, la CSTG qui avait pris le soin de déposer un préavis de grève il y a bientôt deux mois, a choisi d’employer la manière forte.

Jugeant «inhumain» le traitement réservé à des pères et mères de famille, le président de la CSTG s’est fondé sur le préambule de la Constitution pour motiver l’opportunité d’une grève. Des supports bien au-delà de simples intentions d’honorer à une trêve sociale.

L’on se doute bien que les modalités proposées par le liquidateur du contentieux salarial des 223 salariés, Athanase Ndoye Loury, sont loin de satisfaire les attentes des employés.

Auteur : Alain Mouanda