Visant à encourager les Etats à éradiquer les injustices sociales héritées de l’histoire, la semaine de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024) se tiendra à Libreville, du 17 au 19 mai prochain.

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Gros défi pour le Gabon qui abritera la semaine de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024). Prévu du 17 au 19 mai prochain à Libreville, sous le thème «Personnes d’ascendance africaine : reconnaissance, justice et développement», l’événement sera organisé par le Centre international des civilisations bantu (Ciciba) et le gouvernement.

L’Assemblée générale de l’Organisation des nations unies (Onu) a proclamé la période 2015-2024, comme Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine. Celle-ci est destinée à renforcer les mesures et activités de coopération nationales, régionales et internationales. Il s’agit de garantir le plein exercice des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques des personnes d’ascendance africaine, ainsi que leur pleine et égale participation à la société sous tous ses aspects.

L’organisation de cette semaine répond ainsi aux recommandations de l’Onu, qui a soutenu que les Etats membres doivent prendre des mesures concrètes et pratiques, au moyen de l’adoption et de l’application effective de cadres juridiques, de politiques et de programmes nationaux et internationaux pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance des personnes d’ascendance africaine.

Des mesures et pratiques devant tenir compte de la situation particulière des femmes, des filles et des jeunes hommes, notamment dans les domaines suivants : reconnaissance, justice, développement, discrimination multiple ou aggravée. En effet, le représentant résidant du Pnud au Gabon, a récemment souligné que cette semaine permettra d’encourager les Etats à éradiquer les injustices sociales héritées de l’histoire, notamment.

«Nous sommes 300 millions d’afro-descendants dans le monde, qui avons été arrachés à la terre africaine par la traite négrière, et une grande partie de ces 300 millions a encore les séquelles de cette traite négrière dans leur vie de tous les jours», a déclaré Marie Evelyne Petrus-Barry.

A l’occasion de cette semaine spéciale, Libreville accueillera un maître mondialement connu du Gwo Ka (genre musical de la Guadeloupe, ndlr), Roger Raspail. «Je reste quoi qu’il advient Gwo Ka et cela est définitivement ancré dans mes racines, mes gènes et mon sang. Je ne peux m’empêcher de penser, rêver, manger ou encore séduire par et avec le Gwo Ka», a lancé le musicien.

«Ce tambour, cette musique m’a tout donné. Mais en retour, il est évident que ma musique sonne le Gwo Ka, et cela peut importe le type d’instrument utilisé. Le Gwo Ka comme le jazz, reggae, ou tout autre forme de musique de résistance, est une philosophie de vie», a poursuivi Roger Raspail.

Au-delà d’adopter et renforcer les cadres juridiques internationaux, régionaux et nationaux, sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, cette semaine vise également d’autres objectifs. Promouvoir le respect, la protection et la réalisation de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales des personnes d’ascendance africaine. Mais aussi, promouvoir une meilleure connaissance et un plus grand respect de la diversité du patrimoine, de la culture et de la contribution au développement des sociétés des personnes d’ascendance africaine.