En prélude à sa campagne de “planting” 2012 (sic), la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) a doté le Woleu-Ntem de quatre pépinières d’une capacité de 100 hectares.

Afin de répondre aux demandes de sollicitation des populations paysannes, la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) a accru la capacité en pépinière de la province du Woleu-Ntem, dans le Nord du pays.

Cette opération concerne notamment certains villages et regroupements de villages des départements de l’Okano, du Ntem, du Haut Ntem et du Woleu. Au total, quatre grandes pépinières d’une capacité de 100 hectares ont été mises en place à Mitzic (35 hectares), Bitam (25 hectares), Minvoul (20 hectares) et Oyem (20 hectares).

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne de planting (moment de l’introduction de jeunes plantes dans le sol) de 2012, devant être lancée par la Caistab avec la pépinière d’Oyem. Cette mise en terre a lieu généralement en période de pluies, a indiqué Parfait Edou Engouang, directeur provincial de la Caistab.

«Au Gabon, nous avons des saisons correspondant à cette activité durant l’année. Il s’agit de mars-avril (petite saison de pluie) et octobre-novembre (grande saison de pluie). Il est souvent important de sélectionner les meilleurs plants de la pépinière », a-t-il expliqué, précisant que «spécialement pour l’année en cours, la Caistab a décidé d’établir la pépinière d’Oyem à 36 kilomètres d’Oyem, notamment au village Mbame sur la nationale 1 et ce pour répondre au déficit de plantations né du vieillissement des anciennes plantations».

Dans le souci de faciliter et d’encourager la création de nouvelles plantations, Edou Engouang a affirmé que la direction générale a pris certaines mesures visant à susciter l’engouement auprès des planteurs, à savoir l’encadrement technique des planteurs, la distribution gratuite des engrais, la lutte phytosanitaire et la distribution des semences.

De même, le directeur provincial a parlé de l’introduction dans les plantations d’une nouvelle variété de cacaoyer à haut rendement, capable de produire au bout de 18 à 20 mois seulement.

«Cette variété va contribuer à booster davantage ce secteur qui enregistre depuis 3 ans une catégorie de planteurs assez particuliers, c’est-à-dire des jeunes cadres qui profitent de ces mesures salvatrices intervenues dans l’activité pour éventuellement préparer leurs retraites», a souligné Edou Engouang.