Dans une interview parue le 20 mars dans le journal L’Union, Hervé Patrick Opiangah voit les raisons de l’élimination du CF Mounana en Ligue des champions dans l’hygiène de vie des joueurs et le démarrage tardif du championnat national.

Hervé Patrick Opiangah, le président du CF Mounana. © cfmounana.net

 

Le 17 mars au stade d’Angondjé, le CF Mounana a été prématurément sorti de la Ligue des champions africaine par le club égyptien Al Haly (1-3) en match retour de 16e de finale de la compétition.

Pour le président du club gabonais, les raisons de cet énième échec ne sont pas à chercher bien loin. Elles se trouvent, selon lui, dans la mauvaise hygiène de vie des joueurs et l’absence d’un véritable championnat national. Celui en vigueur subissant aussi bien des interruptions que des retards dans son démarrage.

«Depuis trois ans, il y a toujours eu ce problème de compétition domestique. (…) C’est vrai que cela joue malheureusement au niveau des automatismes. Mais il y a aussi la responsabilité, la qualité des joueurs et leur hygiène de vie qui font défaut», regrette Hervé Patrick Opiangah.

Le président du CF Mounana estime, en effet, que le démarrage tardif et les arrêts intempestifs du championnat national handicapent considérablement les performances des engagés sur la scène africaine.

Pour Hervé Patrick Opiangah, «nous ne pouvons pas toutes les années nous retrouver avec un championnat national qui démarre et s’arrête à des dates impossibles».

Démarré le 21 janvier dernier après plusieurs reports, le championnat national de football a une nouvelle fois été interrompu par les présidents des clubs de 1ère et 2e division.

Ces derniers réclament notamment le reliquat de 3 milliards la subvention de la saison 2016-2017. Ils exigent par ailleurs le versement par l’Etat de 500 millions de francs CFA au titre de la première tranche de la subvention de l’année 2017-2018.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga