5ème langue la plus parlée après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe, la langue française enregistre aujourd’hui 300 millions de locuteurs, dont près de 60% d’entre eux résident en Afrique.

60%, des 300 millions de locuteurs de la langue française résident en Afrique. © D.R.

 

À l’occasion du sommet d’Erevan, l’Observatoire de la langue française de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a publié ses nouveaux chiffres. L’organe annonce la progression de 10% du nombre de locuteurs du français dans le monde depuis 2014, propulsant ainsi le français à la 5ème place des langues les plus parlées au monde, après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe avec 300 millions de locuteurs.

Selon l’observatoire de langue française, les principaux locuteurs quotidiens estimés à 59% résident en Afrique, avec une progression depuis 2014 de +17% dans cette région du monde. «Les principales conditions de la progression de l’usage du français sur ce territoire relèvent de la démographie et de la scolarisation», explique-t-il.

Si elle peut se contenter de la 5ème place des langues les plus parlées, le français ne se prive pas de revendiquer une seconde place dans la catégorie des langues étrangères les plus apprises. Langue d’enseignement, langue juridique, langue commerciale, langue scientifique… Le français répond aujourd’hui aux exigences d’un monde en mouvement, interconnecté, toujours plus ancré dans l’immédiateté.

«L’apprentissage du français progresse avec 8% d’élèves et d’étudiants en plus au niveau mondial. Des disparités régionales existent, l’Afrique restant moteur de cette croissance et l’Asie accusant un certain recul», se félicite l’observatoire, précisant que sur les 81 millions d’individus suivant un enseignement en français, les trois-quarts sont inscrits dans des établissements nationaux (publics et privés) situés dans des pays d’Afrique subsaharienne ou de l’Océan Indien.

Selon les différents scénarios projectifs concernant le nombre de francophones en 2070, les locuteurs du français pourraient être entre 477 millions et 747 millions. Un boom linguistique qui s’expliquerait en miroir du boom démographique, notamment en Afrique.

«Grâce aux francophones, la langue française est devenue, au fil des siècles, un creuset des expressions culturelles et de la diversité linguistique et l’une des matrices d’une possible «civilisation de l’universel», qu’appelait de ses vœux Léopold Sédar Senghor, susceptible d’accueillir et de faire dialoguer entre elles des identités multiples, reflets de nombreux imaginaires différents, de toutes les spiritualités et d’un large spectre de références symboliques», conclut l’Observatoire de la langue française de l’OIF.