Après deux mois de grève, les hommes en toge ont repris le service ce 15 février.

Les magistrats membres du Synamag. © Gabonreview

 

A l’issue de son assemblée générale tenue le 14 février à Libreville, le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) a suspendu la grève générale illimitée déclenchée depuis le 23 novembre 2016. Les magistrats ont repris le service ce 15 février. Une décision motivée par les avancées significatives des points de revendication négociés avec leur tutelle. «Sur les six points de revendication, l’assemblée générale a constaté les actes posés par le gouvernement mais aussi les avancées significatives», a déclaré le vice-président du Synamag.

«C’est au regard de ces avancées que l’ensemble des magistrats, conscient du mal causé par cette grève auprès des usagers, a décidé de mettre un terme à cette grève sur l’ensemble du territoire», a poursuivi Justin Loundou. Parmi les points satisfaits, le Synamag relève la réception de nouvelles toges, l’attribution des locaux de Batterie IV au tribunal administratif et à la cour d’appel administrative de Libreville ; le paiement de la Prime d’incitation à la performance (PIP).

A ces avancées s’ajoutent la mise en œuvre du décret 404 du 20 août 2015, fixant le régime de rémunération des agents civils de l’Etat et portant reclassement, à partir du 25 mars prochain. S’agissant des bâtiments devant abriter les tribunaux administratifs de Port-Gentil et de Franceville, l’État a consenti à la cession. «Le point concernant les affectations sera traité au prochain conseil supérieur de la magistrature», a souligné le Synamag.

Toutefois, ont souligné les magistrats, il ne s’agit nullement d’une résiliation à poursuivre leurs revendications, mais d’une étape rendue indispensable par les impératifs à servir le peuple et à soulager la gêne causée aux justiciables. «Le peuple souffre par notre grève, les hautes personnalités ne sont pas vraiment concernées par ce qui se passe», a lancé le président du Synamag. «Les détenus sont le commun des Gabonais et ils ont besoin que leur cause soit défendue», a conclu Germain Nguema.