Voulant s’offrir une escapade vers l’Europe, le président de l’organisation non gouvernementale Convergence, a été stoppé dans son élan, à Yaoundé, par les agents de la police des frontières du Cameroun.

Le président de l’ONG Convergence, Hervé Ndong Nguéma. © D.R.

 

La stratégie adoptée par Hervé Ndong Nguéma pour se soustraire de la justice, a présenté ses limites à l’aéroport de Yaoundé, au Cameroun, où le président de l’ONG Convergence a récemment été interpellé. En effet, pendant que la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (DGCISM), plus connue sous le nom de B2, l’attendait pour répondre des faits qui lui sont reprochés, ce dernier avait discrètement gagné le Cameroun. Il avait en sa possession deux passeports (ordinaire et diplomatique), pour brouiller les pistes et faciliter sa fuite vers l’Europe.

Après avoir réussi à passer la frontière Gabon-Cameroun, pour la ville de Yaoundé, grâce à son passeport ordinaire gardé momentanément au poste contrôle, le président de Convergence s’est présenté à l’aéroport Nsimalen de Yaoundé avec son passeport diplomatique pour rejoindre l’Europe.

Selon des sources concordantes, sa présence aurait été signalée aux agents de la police des frontières. Interpellé, il est placé sous surveillance en attendant d’être extradé vers le Gabon, où plusieurs plaintes supposées pour attentat aux bonnes mœurs (proxénétisme, agressions sexuelles, viols sur mineurs, détention de photographies à caractère pornographique), l’attendent. Selon de nombreux commentateurs, l’homme ne serait pas du tout coupable de tout ce qui lui est reproché, les véritables mobiles des poursuites qui pèsent sur lui seraient relatifs à sa participation dans une chaine de détournement de fonds publics. Hervé Ndong serait donc, en réalité, poursuivi dans le cadre de l’opération Mamba, visant l’assainissement des finances publiques par le démantelement des réseaux de l’enrichissement illicite.

Selon nos confrères du quotidien L’Union, un mandat d’amener décerné à son encontre par la justice gabonaise a été transmis aux autorités judiciaires camerounaises le 21 février dernier.