Le Système des Nations unies au Gabon, en partenariat avec le ministère de l’Eau et de l’Energie, a organisé le 22 mars 2018 à Libreville, au Cours Secondaire Ambourhouet, les activités de la 26 Journée mondiale de l’eau axées sur l’enjeu de la protection et de la conservation de cette ressource.

Le Coordonnateur résident du Système des Nations, Stephen Jackson. © D.R.

 

Une vue des élèves participant à cette célébration. © D.R.

Le Cours Secondaire Ambourhouet, établissement secondaire du 3e arrondissement de la capitale gabonaise, a été choisi pour abriter les activités de la 26 Journée mondiale de l’eau.

Cette journée est une occasion d’apprendre plus sur les sujets liés à l’eau. C’est également l’occasion d’en parler, d’agir et de changer le cours des choses. C’est dans ce cadre que de nombreux invités, membres du corps diplomatiques, des institutions et administrations, ainsi que des élèves ont pu bénéficier des exposés relatifs aux enjeux liés à la conservation et au développement de cette ressource.

«Nous ne connaissons pas la valeur de l’eau, jusqu’au jour où le puits est à sec…», c’est par ce proverbe irlandais que le Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Gabon, Stephen Jackson, a débuté ses propos en cette Journée mondiale de l’eau, dont l’objectif est d’attirer l’attention sur l’importance de l’eau et de promouvoir la gestion durable des ressources en eau douce dans le monde.

«Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous […] L’eau scintillante qui court dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau, mais aussi le sang de nos ancêtres […] Tout ce qui arrivera à la terre arrivera aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes […]», ainsi s’adressait, au XIXe siècle, le Chef Seattle de la tribu des Suwamish au président Franklin Pierce, des Etats-Unis d’Amérique, en réponse à une offre d’achat d’une vaste région indienne.

En reprenant le Chef Seattle, Stephen Jackson a voulu inviter au respect de la nature et de l’environnement, ce d’autant plus qu’il estime que ces propos résonnent aujourd’hui en nous comme une prémonition, au regard du tableau qu’il brossera par la suite.

Presque deux (2) milliards de personnes dans le monde utilisent une source d’eau potable contaminée par des matières fécales, les exposant au choléra, à la dysenterie, à la typhoïde et à la polio. L’eau insalubre, l’assainissement et l’hygiène insuffisants causent environ 842.000 morts chaque année. Plus de 80% des eaux usées résultant des activités humaines sont déversées dans les rivières ou la mer sans aucune dépollution. Dans quasiment la totalité des rivières d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, depuis les années 1990, la pollution de l’eau a empiré. Au cours des prochaines décennies la détérioration de la qualité de l’eau devrait s’aggraver augmentant les menaces pour la santé humaine, l’environnement et le développement durable.

Stephen Jackson estime que pour l’ensemble du monde, le défi majeur pour la qualité de l’eau est celui de la charge des nutriments dans l’eau qui, selon les régions, est souvent associée à la charge en agents pathogènes. En sus, l’utilisation de certains produits chimiques a également une incidence sur la qualité de l’eau.

En plaçant cette édition 2018 sous le thème : «L’eau : la réponse est dans la nature», il est question de mettre en exergue l’innovation qui consiste à gérer et à assainir l’eau en utilisant les solutions fondées sur la nature (SFN). Elles sont inspirées par et s’appuient sur la nature. Elles utilisent, ou imitent des processus naturels pour améliorer la gestion de l’eau. «Nous devons faire beaucoup plus avec l’infrastructure «verte» et l’harmoniser avec l’infrastructure «grise», c’est-à-dire l’infrastructure construite par l’homme», a dit le Coordonnateur résident du Système des Nations unies.

Pour conclure, il est repassé par le proverbe irlandais, pour appeler à lutter ensemble, avec une ferme détermination, pour «valoriser nos puits», en s’assurant qu’ils ne soient jamais «à sec».