A l’initiative de l’édile de Libreville, une réunion d’urgence a été convoquée le 25 avril. Objectif : trouver des solutions pour lutter contre l’insalubrité dans laquelle est plongée la capitale depuis quelques semaines.

Un tas d’ordures à proximité d’un marché de Libreville. © Gabonreview

 

Excédée par l’insalubrité chronique dans laquelle baigne actuellement la capitale gabonaise, la mairie de Libreville a convoqué une réunion d’urgence, le 25 mai. Hommes politiques, ONG et syndicats ont pris part cette rencontre autour de l’édile de Libreville. «Depuis quelques semaines, Libreville ressemble à nouveau à ce qu’elle était lorsque nous sommes arrivés à l’Hôtel de ville, en février 2014», a déploré Rose Christiane Ossouka sur Gabon 24.

«Cette journée de réflexion vise donc à définir ensemble, un système de gestion des ordures ménagères», a ajouté le maire de Libreville. Depuis plusieurs semaines, en effet, la quasi-totalité des points de collecte d’ordures ménagères sont saturés, aussi bien à Libreville qu’à Akanda. Une situation consécutive, en grande partie, aux énormes difficultés financières auxquelles est confrontée Averda. Rose Christiane Ossouka a cependant accordé quelques circonstances atténuantes à la société.

«Averda a pour rôle premier de collecter les ordures ménagères. Les déchets générés par les opérateurs économiques et les industriels, notamment, ne peuvent être collectées que sur contrat», a-t-elle souligné. Le maire de Libreville a par ailleurs exhorté les populations à adopter des comportements responsables.

«En cas de rareté de ressources financières, nous avons la possibilité de rendre la ville propre en adoptant un certain comportement. Les populations doivent avoir une attitude citoyenne, en évitant notamment de jeter les ordures dans les endroits autres que les points de collecte dédiés», a-t-elle conseillé. Dans tous les cas, les recommandations de la réunion d’urgence sont vivement attendues.