D’un coût estimé à 181 milliards de francs CFA, ce nouvel outil portuaire est opérationnel depuis deux semaines maintenant. Développé par Gabon special economic zone (GSEZ), l’infrastructure permettra notamment de réduire les coûts des importations avec un impact direct sur le panier de la ménagère.

Le port général à cargos d’Owendo est opérationnel depuis deux semaines. © Gabonreview

 

Différents plans du site. Puis, Philipe Gery (micros) et Bertrand Rose face à la presse, le 8 juin 2017 à Owendo. © Gabonreview

Gabon special economic zone (GSEZ) a annoncé, le 8 juin, le début des opérations de son port de commerce de 18 hectares, situé à Owendo. Présenté comme un véritable outil au service du développement des infrastructures de transports, ce port estimé à 181 milliards de francs CFA a été créé pour améliorer les capacités offertes par le Gabon. Et, dans le même temps, réduire les coûts des importations avec un impact direct sur le panier de la ménagère.

«Les activités de ce port ont démarré il y a deux semaines. Aujourd’hui un certain nombre de lignes internationales ont décidé de venir chez nous pour le côté moderne, opérationnel et rapide», a déclaré le directeur de Gabon global logistics (GGL). «En janvier dernier, nous évoquions 25% de diminution des coûts portuaires. Aujourd’hui nous sommes en mesure de vous annoncer que cette mesure est effective», a annoncé Bertrand Rose, assurant que cette baisse se poursuivra au fil des mois et aura un impact positif certain sur le coût de la vie au Gabon.

Ayant déjà reçu avec succès son premier navire, le 29 mai dernier, le port est en phase de démarrage jusqu’au mois de juillet, à partir duquel il sera complètement ouvert à tous les opérateurs. «Nous avons reçu les premiers navires test, mais nous sommes complètement en opération. Nous comptons quelques lignes maritimes et d’autres arriveront certainement dans les prochains mois», a souligné, pour sa part, le directeur logistique de GSEZ SA.

«L’idée était de faire un port aux standards internationaux, ce qui est le cas. Avec de nouveaux portiques permettant d’aller plus vite, un standard au niveau du stockage des containers, une meilleur densité des parcs», a poursuivi Philipe Gery. «Nous avons construit ce terminal entre 15 et 18 mois, ce qui est un exploit dans la sous-région», a-t-il affirmé, avant d’ajouter : «Deux navires peuvent accoster en même temps, mais c’est surtout le temps de traitement qui est le plus important. Nous avons pour l’heure deux portiques et d’autres équipements arriveront sous peu avec, en ligne de mire, un temps de déchargement encore plus rapide».

Selon les responsables de GSEZ, le nouveau port d’une capacité de 3 millions de tonnes par an permettra d’accroitre les capacités portuaires. Tout comme il participera à accélérer les trafics et augmenter la compétitivité du Gabon, pour les activités d’import-export avec l’apport de nouvelles techniques permettant de gagner en efficacité.

Le nouvel outil portuaire dispose notamment de grandes capacités d’entreposage, notamment des silos à grains d’une capacité de 10 000 tonnes ; des cuves de stockage pour l’huile de palme produite par Olam Gabon, d’une capacité de 8000 tonnes. Et d’autres aires de stockages privilégiés pour les clients de la Zone économique spéciale de Nkok.