Murs délabrés, dégradation de la piste d’atterrissage, toiture abimée, parc météo envahi par les hautes herbes, manque de matériel de fonctionnement…Autant de maux dont souffre le principal aéroport de la capitale de la Ngounié.

Images de l’aéroport Raphael Boubala de Mouila prises le 24 décembre 2017. © Gabonreview

 

Inauguré le 22 novembre 2001, l’aéroport Raphaël Boubala de Mouila n’est plus que l’ombre de lui-même. La structure se trouve dans un état de dégradation avancé. Son aérogare est devenue un coupe-gorge, les bancs et les hangars sont transformés en toilettes à ciel ouvert.

Au-delà de ce visage lugubre, l’aéroport de Mouila constitue désormais une zone à risque, aussi bien pour les usagers que pour les agents de l’Agence pour la navigation aérienne (Asecna) qui y travaillent.

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Constitué d’un effectif de sept agents, soit trois météorologues, un commandant et trois agents techniques, le personnel de la l’aéroport de Mouila manque de tout. Pas de matériel, aucun véhicule anti-incendie. Le parc météo est d’ailleurs envahi par les hautes herbes. Les prévisions météorologiques sont transférées à Libreville de façon aléatoire, grâce au téléphone personnel d’un agent. «Si vous allez dans nos bureaux, il n’y a même plus un crayon ni même une simple feuille pour écrire», a lancé l’un des agents.

Cette situation est consécutive à la suspension de la subvention de l’Etat, selon ces agents. Depuis trois ans, en effet, l’Asecna ne recevrait plus la subvention de deux milliards de francs CFA qui lui est allouée chaque année. Cette enveloppe sert à assurer le fonctionnement des aéroports de Tchibanga, Mouila, Lambaréné, Koula-Moutou, Oyem et Makokou. Les aéroports de Libreville Franceville et Port-Gentil étant quant eux subventionnés par l’Asecna régionale.

En dépit de nombreuses promesses faites par le Vice-président de la République, Pierre Claver Manganga Moussavou pour trouver une issue, rien n’a bougé.

Auteur Jean-Thimothé Kanganga