Selon l’Onusida et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le produit conçu par le Pr Donatien Mavoungou, qui prétend restaurer l’immunité des malades du Sida, «n’est pas un médicament recommandé». Ci-après, le communiqué intégral conjoint des deux organismes, qui fait suite à l’article du site Science-net du 9 avril 2017, relayé par Gabonreview.

L’Immunorex DM28, déconseillé par l’Onusida et l’OMS. © D.R.

 

Communiqué de presse

L’Immunorex (connu aussi sous le nom DM28) n’est pas un médicament recommandé par l’OMS pour le traitement de l’infection à VIH. Il n’existe actuellement aucun vaccin ou traitement curable du VIH. Selon les directives de l’OMS, seule une observance correcte et ininterrompue du traitement antirétroviral avec des médicaments de qualité permet aux personnes vivant avec le VIH de mener une vie normale avec une espérance de vie similaire à celle d’une personne non infectée. Toute interruption du traitement peut conduire à une résistance aux médicaments de première ligne avec pour conséquences un risque d’apparition de résistances à ces médicaments, et de décès.

L’ONUSIDA est fortement opposée à la commercialisation et à la promotion de produits qui n’ont pas été soumis à un essai clinique et dont l’efficacité n’a pas été prouvée par l’OMS. L’utilisation inappropriée et non autorisée de son logo utilisé sans permission en 2016 par les producteurs lors du lancement du produit en RDC, l’ONUSIDA se réserve le droit de prendre des mesures juridiques appropriées.

L’ONUSIDA travaille en étroite collaboration avec l’OMS, principal organisme mondial fournissant des orientations aux pays sur l’utilisation de médicaments pour la plupart des maladies d’importance pour la santé publique. La préqualification des médicaments est un service fourni par l’OMS pour évaluer la qualité, l’innocuité et l’efficacité des produits médicaux. Ce service est largement utilisé par les pays et les organisations de référence pour l’achat de médicaments efficaces. Cependant, chaque pays est responsable de la réglementation des produits de santé commercialisés sur son territoire.

Toutes les personnes vivant avec le VIH ont besoin d’accéder immédiatement à un traitement antirétroviral efficace. En 2015, le nombre estimé de personnes vivant avec le VIH, était de 36,7 millions. En 2016, environ 18,2 millions de personnes avaient accès à des médicaments pouvant sauver la vie.

Les pays se sont engagés de mettre à l’échelle l’accès aux traitements pour atteindre les objectifs fixés par l’ONUSIDA de faire en sorte que 30 millions de personnes aient accès à des services de qualité et à un traitement antirétroviral efficace d’ici 2020.

Par l’Onusida et l’OMS