L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) vient de lancer une enquete sur la qualité des huiles importées et commercialisées sur le marché local.

Les huiles vendues ne sont pas toujours conformes aux étiquettes qu’elles arborent. Avis donc aux consommateurs. © D.R.

 

L’Agasa a ainsi procédé depuis le 15 février au prélèvement d’une vingtaine d’échantillons d’huiles vendues sur le marché gabonais. Cette opération consiste essentiellement à rechercher les traces des pesticides et du cholestérol dans ce produit de grande consommation.

Ces échantillons ont été envoyés au Laboratoire marocain d’agriculture (Labomag) où des analyses et des examens approfondis ont été menés sur ces produits.

Les résultats de ces analyses présentent, selon l’Agence, l’absence de traces de pesticides. Cependant, sur les vingt échantillons d’huiles, les analyses ont prouvé la présence de cholestérol dans six échantillons, contrairement aux mentions légales inscrites sur leurs étiquettes respectives.

Conformément aux dispositions de l’article 22 de l’ordonnance n°50/78 du 21 août 1978, la présence de ce molécule apparaît comme une «tromperie commerciale et plus précisément une publicité mensongère faisant courir un risque sanitaire aux consommateurs les plus vulnérables».

Si les marques des produits incriminés ne sont pas rendues publiques, le ministère de l’Agriculture assure et rassure les populations sur le fait que des mesures ont été prises en vue de la saisie des stocks et du retrait de ces huiles sur le territoire national.

Par ailleurs, le gouvernement a procédé à la suspension des importations, mais aussi au refoulement systématique des cargaisons flottantes des marques d’huiles concernées.

L’opération initiée par le ministère de l’Agriculture apparaît est salutaire. Elle devrait toutefois s’étendre à tous les produits de grande consommation, d’autant plus que la contrefaçon se généralise. Les sanctions devraient être exemplaires afin de dissuader ceux qui jouent à ce jeu dangereux.