Face à la hausse des prix des prestations dans les salons de coiffures «hommes», la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) est monté au créneau pour rappeler à l’ordre les opérateurs de cette activité.

Gabonreview.com - Le salon Friday coiffure de Ntoum - © Just Uli

Ces dernières semaines en effet, le prix d’une coupe de cheveux «hommes» est passé de 500 à 700 francs, voire à 1 000 francs CFA pour les adultes, et de 300 à 500 francs CFA pour les enfants. Une situation pénalisante pour les populations, qui doivent déjà composer avec la hausse de certains produits de première nécessité. Ce qui provoque, bien évidemment, l’ire des clients.

Interpellée sur cette question, la DGCC, à travers un communiqué daté du 6 septembre, a sommé l’ensemble des tenanciers des salons de coiffure «hommes» de se conformer aux prix homologués, qui restent inchangés, a rapporté le quotidien Gabon Matin dans sa livraison du 12 septembre. Ainsi, précise la DGCC, «le coût de la coiffure des hommes est de 500 francs CFA pour les adultes et 300 francs CFA pour les enfants».

Et pour contraindre les coiffeurs à se conformer à cette décision, la DGCC les a invités à déposer leurs tarifs à la direction générale des prix pour homologation. Mais est-ce suffisant dans un pays où l’insoumission à l’autorité frise la rébellion ? D’autant plus certains tenanciers ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir à la hausse les prix de leurs prestations. D’ailleurs, comment justifier le blocage de certains prix en laissant les autres s’envoler ? Comment demander à ces commerçants d’obéir à des ordres quand les agents de l’État ou de la municipalité les ignorent ?

En effet, les tenanciers des salons de coiffure justifient la hausse des prix des coiffures par le paiement d’un surplus de taxes. En attendant d’y voir plus clair, il faut débourser 700 à 1 000 francs CFA pour se coiffer, à prendre ou à laisser. Et rien ne semble indiquer que ça changera dans les jours à venir, faute de contrôleurs de prix sur le terrain.