Candidats déclarés à l’élection des membres de la Haute autorité de la communication (HAC), Abel Mimongo et Thimothé Memey ont été auditionnés le 6 juin à Libreville par l’Association gabonaise de la presse sportive indépendante (AGPSI).

De gauche à droite, Abel et Thimothé Memey, les deux candidats à l’élection de membres à la Haute autorité de la communication (HAC), le 6 juin 2018. © Gabonreview

 

Trois jours avant l’élection des membres de la Haute autorité de la communication (HAC), Abel Mimongo et Thimothé Memey ont été auditionnés par l’Association gabonaise de la presse sportive indépendante (AGPSI).

Menée par le président de l’AGPSI Rodrigue Bekale et les membres du Comité de sages, l’audition avait pour objectif d’amener chaque candidat à décliner les motivations de sa candidature et surtout indiquer comment compte-t-il œuvrer pour veiller au respect de l’expression de la démocratie et la liberté de la presse au sein de la HAC.

Abel Mimongo, responsable de la rubrique Sport au journal L’Union, il dit compter sur sa longue expérience, sa liberté de ton et de conscience.

Sa première motivation est de défendre valablement la corporation. Dans cette perspective, «Abel Mimongo entend œuvrer pour faire comprendre aux autorités en charge que la régulation des médias n’est pas la sanction et elle ne se résume pas à la sanction», a-t-il déclaré.

Abel Mimongo entend par ailleurs, œuvrer pour que «les médias aussi bien publics que privés deviennent plus professionnels, traitent donnent la bonne information». Il estime également que la HAC doit «faire en sorte que les médias soient bien traités et jouissent équitablement de la publicité».

Doté lui aussi d’une expérience d’une trentaine d’années, Thimothé Memey, assure que la principale bataille n’est pas «tant d’être membre de la HAC et subir les membres nommés, mais de faire le contre poids, faire avancer des arguments contraires et d’œuvrer pour que les décisions qui seront prises s’appuient sur les principes fondateurs du métier de journalisme». Thimothé Memey entend se battre pour que la HAC «ne devienne pas le lieu où quelques pantins font le jeu du pouvoir».

La HAC est constituée de 9 membres. Trois de ces membres sont nommés par le chef de l’Etat, deux par le président de l’assemblée, deux par le président du Senat et deux autres par les organes de presse. Sept membres ont déjà été nommés lors du Conseil des ministres du 27 mai.

Rendue publique lors du conseil des ministres du 23 février 2018, la HAC remplace le Conseil national de la Communication (CNC). Dotée d’une autonomie de gestion, la HAC a pour mission, de veiller au respect de l’expression de la démocratie et la liberté de la presse sur toute l’étendue du territoire.