Le groupe Ecobank se lance à fond dans la digitalisation de son système de paiement. Il déploie actuellement un nouveau programme de guichets automatiques de banque (Gab) déjà visible à Libreville. Une longueur d’avance sur ses concurrents.

Guichet automatique de banque devant le CHU de Jeanne Ebori, un exemple du programme de digitalisation déroulé par Ecobank. © Gabonreview

 

Visible dans de nombreux quartiers de Libreville, notamment à Lalala à côté d’Airtel, à la Sni Owendo à côté de Centr’Affaires et à Louis en face de Jeanne Ebori, l’implantation progressive de ces Guichets automatiques de banque (Gab) devrait se poursuivre à travers le pays.

Gab Ecobank devant Jeanne Ebori, à Libreville. © Gabonreview

La multiplication des «robots», ainsi que certains Gabonais appellent les Gabs, est résolument un plus, un bénéfice énorme pour les usagers de cartes Visa ou Mastercard et les clients Ecobank. A terme, les clients ne seront plus contraints aux longues queues dans les banques traditionnelles, ni pour ceux qui veulent toucher leurs salaires, ni pour de simples retraits. En ce sens, l’institution financière se qui se définit comme «la Banque panafricaine» prend de l’avance sur ses concurrents, parmi lesquels l’un d’eux a démantelé un réseau du même genre qui suscitait pourtant de bons espoirs pour les populations bancarisées.

Les scènes comme celles du mois d’octobre 2016 ne seront donc plus qu’un vulgaire souvenir. L’on se souvient, en effet, que du fait des difficultés de La Poste SA et sa filiale PostBank, plus de 19.000 fonctionnaires avaient été envoyés, ce mois-là, se faire payer à Ecobank, provoquant des attroupements monstres autour des agences de cette banque. Le réseau de Gab en cours de déploiement permettra donc résolument de parer à une telle situation et de mettre en vente beaucoup plus de cartes Ecobank.

Une source proche d’Ecobank indique que «d’ici à fin-janvier, il y aura des guichets du même genre à Moanda, Port-Gentil et peut-être Bitam. Même si ce n’est pas encore très sûr au niveau de l’agenda, ça va se faire et assez vite». Ce qui permettra aux bancarisés de ces villes de l’intérieur du pays de ne plus parcourir des longues distances pour se faire payer.

En tout cas, trois autres quartiers de Libreville sont en train d’être équipés des mêmes sources d’approvisionnement en liquidités. Résolument, Ecobank facilite ainsi l’accès au digital et aux transactions par cartes de crédit à ses clients classiques, aux fonctionnaires et étudiants. Au grand bonheur de sa clientèle.

Auteur : Jean Thimothé Kanganga