Une semaine après avoir annoncé une grève de trois jours à compter de ce lundi 11 juin, pour exiger l’annulation de la dernière augmentation du prix des carburants et dénoncer une nouvelle fois le racket des policiers sur les routes, le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg) a décidé de privilégier la discussion avec le gouvernement.

Jean Robert Menie (costume) et ses compagnons du Syltteg ont suspendu leur grève prévue du 11 au 13 juin 2018. © L’Union/Sonapresse

 

Prévue pour durer trois jours à compter de ce lundi 11 juin, la grève des taxis de Libreville, d’Akanda et d’Owendo n’a pas eu lieu. «Nous avons décidé de la suspendre», a déclaré Jean Robert Menié, président du Syltteg. La décision a pourtant été prise au terme de l’assemblée générale de l’organisation syndicale tenue à Libreville le week-end écoulé.

«Nous avons noté une volonté du gouvernement d’entrer en négociation sur la question de la hausse du prix des carburants et du racket dont sont victimes les transporteurs urbains et suburbains de la part des agents des forces de l’ordre», a-t-il expliqué, non sans se féliciter de la réaction des autorités suite à leur mot d’ordre.

Au sein du Syltteg, si l’on veut «laisser une chance aux négociations d’aboutir», l’on n’hésite pas toutefois à agiter le spectre d’un débrayage encore plus dur que celui annoncé il y a une semaine. Pour Jean Robert Menié et les siens, les négociations avec le gouvernement doivent aboutir à «l’annulation pure et simple de la dernière mesure d’augmentation du prix des carburants et la fin des tracasseries policières sur les routes». La non-satisfaction de ces deux revendications pourrait entraîner la hausse du prix des trajets dans les transports en communs dans la capitale et ses environs.