Si l’administration avait affirmé dans un article paru le 15 mars dans le journal L’Union, qu’elle ne comprenait pas les motifs réels de la grève, le président du Syndicat des professionnels des mines (Sypromines), Chen Sylvestre Mezui M’Obiang, donne sa version des faits.

La banderole de la grève au ministère des Mines. © Gabonreview

 

Nouveau rebondissement sur la grève au ministère des Mines, avec la sortie du président du Syndicat des professionnels des mines (Sypromines). Chen Sylvestre Mezui M’Obiang a livré le 15 mars sa version des fait sur la crise qui perdure depuis janvier, 24 heures après que l’administration ait affirmé ne pas comprendre les motifs de la grève.

Selon le président du Sypromines, la grève est due à la non satisfaction des points contenus dans le cahier des charges déposé sur la table du ministre en janvier 2018.

Ces revendications tournent autour de l’amélioration des contions de travail, la mise en régie du ministère des Mines et la délégation de signatures permettant à la direction générale d’effectuer des contrôles auprès d’exploitants des mines à travers le pays.

En réponse à ces sollicitations, le ministre des Mines avait, selon le président du Sypromines, «instruit le secrétaire général de tout mettre pour faire aboutir les revendications par une note de services datée du 9 février 2018».

Seulement plusieurs semaines après, aucune de revendications n’a trouvé un début de solution jusqu’à ce jour. Bien au contraire, affirment les syndicalistes, «le secrétaire général brille par son arrogance et sa volonté de ne pas voir les choses bouger. Il bloque toutes les signatures».

L’une des conséquences directes de ce blocage, c’est la multiplication des zones de non droit dans les sites d’exploitation minière. En effet, plusieurs sociétés de ce secteur exercent «en toute liberté», sans le moindre contrôle de l’administration. «C’est le cas de la société AGL Gabon implantée à Ndjolé, dans le Moyen-Ogooué, qui exploite en toute impunité de l’or dans cette localité, sans le moindre regard de l’administration des Mines, alors qu’elle ne détient que la licence de recherche », a expliqué le président du Sypromines.

Exacerbés par cette inertie, les membres du Sypromines en sont arrivés à la conclusion que le secrétaire général du ministère de Mines est «le véritable point de blocage à la sortie de crise». Face à cette situation, ils appellent à son départ immédiat. Selon certaines sources, le contrôle de l’exploitation de l’or serait le véritable combustible de cette grève.