Les coopératives agricoles du Woleu-Ntem redoublent d’ardeur pour corriger les erreurs du premier cycle de la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine). C’est le cas de la coopérative Racine pivotante, spécialisée dans la culture du manioc et de la banane.

Sophia Mvenguema, présidente de la coopérative Racine pivotante. © Gabonreview

 

Des membres des coopératives à l’ouvrage. Et, une vue de la plantation. © Gabonreview

Après un premier cycle aux résultats mitigés, la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine) ne désarme pas. Dans le Woleu-Ntem, notamment, le programme agricole est à son deuxième cycle où plusieurs coopératives s’y emploient. A l’instar de la coopérative Racine pivotante, localisée au village Mbang Medoumou, à quatre kilomètres d’Oyem.

«Le premier cycle a été un échec, avec beaucoup de manquements. Notamment au niveau du terrassement, avec l’utilisation de bulldozers», a déclaré la présidente de coopérative. «Cet échec est d’ailleurs à l’orgine de la démotivation de certains membres de la coopérative», a regretté Sophia Mvenguema. Composé de 30 membres à la base, Racine pivotante n’en compte plus que neuf permanemment actifs.

Il en faut cependant plus pour démotiver la présidente de la coopérative, engagée dans le deuxième cycle de sa plantation. Aujourd’hui, nous avons un défi à relever. «Nous avons réussi à convaincre les pouvoirs publics de repartir à d’autres techniques de préparation des aires agricoles, sans l’intervention de bulldozers», s’est réjouie Sophia Mvenguema.

S’agissant de ses activités, Racine pivotante va cultiver du manioc sur 11 hectares, contre trois lors du premier cycle de la plantation. «Pour la banane, nous allons démarrer avec cinq hectares, vu la réduction des effectifs de la coopérative», a expliqué la présidente de la coopérative. Capitalisant sur ses expériences antérieures, la coopérative nourrit de belles ambitions en termes de ventes.

«La récolte du premier cycle n’est pas encore achevée. Sur les trois hectares de manioc plantés, nous en avons récolté la moitié pour un chiffre d’affaires de 1,5 millions de francs jusqu’ici», a affirmé Sophia Mvenguema. Cette dernière espère par ailleurs diversifier ses activités en se lançant prochainement dans la transformation du manioc.