Au terme du deuxième Conseil national de la mer, la présidence de la République a annoncé la création de 9 aires marines protégées, ainsi que la poursuite des négociations avec l’Union européenne (UE) sur l’accord de pêche dans les eaux gabonaises.

Scène du deuxième Conseil national de la mer présidé par Ali Bongo, le 26 avril 2017 à Libreville. © DCP-Gabon

 

Annoncée par Ali Bongo en novembre 2014 à l’occasion du 6e Congrès mondial des parcs à Sydney (Australie), la création des aires marines protégées a officiellement été actée, mercredi 26 avril, lors du deuxième Conseil national de la mer (CNM). Approuvé à l’unanimité des participants, le projet de décret prévoit la création de 9 parcs marins et réserves marines, soit 23% de la Zone économique exclusive (ZEE) du Gabon. L’objectif : «préserver davantage notre écosystème», a soutenu le président du comité technique du Conseil national de la mer, Pr Guy Rossatanga Rignault, qui a par ailleurs indiqué qu’il s’agit simplement de «faire sous la mer ce qui a déjà été fait sur le plan terrestre, avec la création de (13) parcs nationaux» par Omar Bongo dès 2002.

Le président du comité technique du Conseil national de la mer, Pr Guy Rossatanga Rignault. © L’Union/Sonapresse

«Un certain nombre de sites ont été déterminés sur toute la longueur de la côté, du nord au sud, sur lesquels vont être implantées ces aires protégées, avec un régime particulier permettant d’assurer une gestion durable de cet écosystème particulier et particulièrement sensible qu’est la mer», a précisé Pr Guy Rossatanga Rignault.

Le deuxième Conseil national de la mer a également porté sur l’accord de partenariat de pêche entre le Gabon et l’UE. Signé en 1998, cet accord qui doit expirer dans un an, autorisait la flotte thonière européenne à pêcher dans les eaux du Gabon. Si une «tacite reconduction» de cet accord a déjà été approuvée par la partie gabonaise, le comité stratégique du CNM a pourtant annoncé l’ouverture prochaine d’un «4e round de négociation avec l’UE». Ces nouvelles négociations s’aborderont sous l’angle des nouvelles orientations du Gabon en termes de gestion durable des ressources halieutiques, en vue d’aboutir à «un protocole d’accord gagnant-gagnant».

Mais selon Pr Guy Rossatanga Rignault, le Gabon va déjà avec un argument de poids : «15% de la production atlantique de thon se trouve dans la ZEE du Gabon». Le Gabon constitue de ce fait le premier spot d’approvisionnement en thon de l’Union européenne.