Fidèle à son ambition de contribuer à l’intégration sociale des personnes à mobilité réduite, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (FSBO) a procédé à la distribution de fauteuils roulant électriques et manuels, le 30 novembre à Libreville.

Les handicapés moteurs ont été les premiers bénéficiaires de l’action solidaire de la fondation. © FSBO

 

La Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (FSBO) a procédé, le 30 novembre à Libreville, à une remise matériel orthopédique aux handicapés moteurs issus des neuf provinces du pays. Fauteuils roulant électriques et manuels ont constitué l’essentiel de cette cinquième dotation du genre depuis 2012.

A cette occasion, la vice-présidente de la FBSO est revenue sur le cheval de bataille de son institution pour les handicapés. «Les handicapés moteurs ont été les premiers bénéficiaires de l’action solidaire de la fondation. Depuis lors, la fondation, à travers ces initiatives pour la solidarité est présente à vos côtés», a déclaré Simone Mensah.

«Notre seul objectif : vous permettre de vaquer à vos activités, d’être plus indépendants, d’améliorer votre qualité de vie. C’est vrai, nous sommes conscients qu’il reste encore beaucoup à faire pour permettre l’intégration socio-économique tant recherchée», a-t-elle ajouté.

En effet, Simone Mensah a déploré les stigmatisations dont sont encore victimes les personnes en situation de handicap de toute sorte. «On leur demande plus d’efforts, plus d’investissement, plus de courage et plus de détermination. L’amélioration de leurs conditions de vie est une œuvre qui s’inscrit dans la durée et nécessite qu’on s’y penche sérieusement», a-t-elle regretté.

Face aux objectifs de transformation durable et des sociétés inclusives assignées par l’Organisation des nations unies (Onu) pour 2017, les défis de la FSBO restent entiers en matière de transformation des cités. «Il faut adopter une véritable politique urbaine, repenser les infrastructures, faciliter l’accès aux édifices publics et aux transports. J’aimerai interpeler les communautés locales et l’Etat ayant la responsabilité de promouvoir le vivre ensemble en étant à l’écoute de l’ensemble de la population sans discrimination aucune», a déclaré Simone Mensah.

Par ailleurs, les bénéficiaires du matériel orthopédique, représentant 27 villes du pays, n’ont pas caché leur joie après réception de ce don de la première dame.  «C’est un moment de solidarité à l’initiative de la première dame en vue de pallier les difficultés de motricité rencontrées par les membres de notre communauté», s’est réjouie la première vice-présidente de la Fédération nationale des associations pour personnes handicapées du Gabon (FNAPHG).

«Depuis 2010, les personnes handicapés sont honorées par la constance de la solidarité à notre endroit avec, pour corolaire, les avancées appréciables sur notre autonomisation et, partant, sur notre contribution à la vie sociale. Nous nous félicitons aussi que les bénéficiaires de votre action de cœur s’étendent au-delà des franchises des communes de Libreville, Owendo et Akanda», a déclaré Cathia Agondjo.

Par ailleurs, au-delà de ces généreux dons en faveur de leur communauté, les handicapés moteurs ont émis le souhait que «les déficients visuels puissent être autonomisés aussi à travers des outils tels que des machines Perkins, des tablettes, des ordinateurs adaptés, des téléphone».

Depuis 2012, la FBSO a procédé à la distribution de fauteuils électriques et manuels pour adultes, ainsi que de fauteuils manuels pour enfants sur l’ensemble du territoire national. Un atelier a également été mis à la disposition des bénéficiaires pour leur offrir un service d’entretien des fauteuils, garantissant ainsi une plus grande longévité du matériel. Au-delà de ces dotations, les bénéficiaires ont suivi des séances de formation au code de la route.