La plate-forme revendicative des organisations professionnelles des travailleurs sur la vie chère et l’emploi s’est réunie le 21 avril 2017 au siège du Congrès des agents publics privés (Cappe) pour dénoncer la dégradation du climat social. Elle appelle à l’action urgente du gouvernement sur les préoccupations «légitimes des travailleurs».

Les membres du collège des paires des organisations professionnelles des travailleurs sur la vie chère et l’emploi, le 21 avril 2017, à Libreville. © Gabonreview

 

Les syndicats des secteurs privés public et privé s’insurgent contre la dégradation du climat social. Celle-ci est marquée par l’indifférence des autorités face à la flambée des prix des produits, des biens et services, l’instauration de la cotisation spéciale de solidarité (CSS), le recours abusif par les employeurs aux licenciements massifs pour motifs économiques, etc.

Afin de ramener la sérénité dans le monde du travail et d’apaiser le climat social déjà tendu, ces organisations professionnelles des travailleurs invitent le gouvernement à ouvrir des négociations pour examiner avec célérité ses revendications.

Les travailleurs membres des organisations professionnelles des travailleurs sur la vie chère et l’emploi, le 21 avril 2017, à Libreville. © Gabonreview

Ces préoccupations portent sur 32 points inscrits autour de neuf grands axes à savoir : la relance de l’économie, la diminution de la vie chère, la baisse des prix de services, la préservation des salaires et accessoires, la protection du travail et de l’emploi, la protection sociale, la liberté syndicale ; le dialogue social et l’éducation nationale.

«Au regard du tableau sombre et inquiétant qui se dégage, le gouvernement gagnerait à examiner dans l’urgence les revendications récurrentes des travailleurs afin d’apporter les solutions porteuses de progrès social», a déclaré le porte-parole des centrales syndicales, Joël Ondo Ella, indiquant au nom des organisations professionnelles des travailleurs, se réserver le droit de lancer une grève générale illimitée dans les prochains jours, si le gouvernement choisit «le mutisme» comme réponse à leurs inquiétudes.

Pour donner un caractère particulier à leurs actions contre la «politique d’austérité imposée aux plus faibles», la Cosyga, CGSL, l’Usap, UTG, Cosyneq, CSG, CDSA, Cappe, UGSR, CGT/FL, Cosynap, ODESTRAG, Codetrag et le CSTG ont appelé l’ensemble des travailleurs à se mobiliser massivement par la tenue des assemblées générales dans les entreprises et administrations.