Agacés par le silence du chef du gouvernement, les syndicats fédérés au sein de ce regroupement lui ont adressé, le 20 février courant, un préavis d’avertissement de 10 jours. Passé ce délai ils se réservent le droit de mener des actions fortes.

Les leaders syndicaux de la Dynamique unitaire responsable (Dure) avant le dépôt du préavis de grève d’avertissement. © Gabonreview

Les leaders syndicaux de la Dynamique unitaire responsable (Dure) avant le dépôt du préavis de grève d’avertissement. © Gabonreview

 

Se disant agacés par le silence du Premier ministre au sujet de leur requête, les syndicats fédérés au sein de la Dynamique unitaire responsable lui ont adressé, le 20 février courant, un préavis de grève de 10 jours. Cette sommation à se pencher sur leurs préoccupations avant que les choses ne s’embrasent davantage et ne compliquent la situation déjà très dégradée par l’action de leurs collègues de la Dynamique unitaire, vise à obtenir, dans les plus brefs délais, l’organisation d’une rencontre avec le président de la République. Les syndicats entendent remettre, officiellement, à Ali Bongo, le rapport général des travaux du dialogue social d’Agondjé. «La Dynamique unitaire responsable s’est réservée jusqu’à ce jour le droit d’entreprendre des actions d’envergure allant jusqu’à la grève», a rappelé son porte-parole, Joël Ondo Ella.

Ayant privilégié le dialogue et la concertation recommandés par l’Organisation internationale du travail, au-delà des promesses non tenues et de l’indifférence affichée par Daniel Ona Ondo, les leaders syndicaux des secteurs public, parapublic et privé réunis au sein de la Dynamique unitaire responsable estiment être à bout de patience. Ils disent devoir faire face à la pression des syndiqués, qui espèrent voir leurs conditions de vie et de travail s’améliorer. «La Dure invite l’ensemble des travailleurs et retraités civils et militaires des secteurs public, parapublic et privé du Gabon à se mobiliser pour faire aboutir nos revendications dans les plus brefs délais», a lancé le porte-parole.

Pour mémoire, les revendications de la Dynamique unitaire responsable portent sur l’augmentation du Smig à 300 000 francs, le relèvement de la valeur indiciaire de 425 à 1 500 francs, la majoration de 150 points supplémentaires à chaque indice initial, la revalorisation des pensions retraites et la reconduction des services rendus, la révision des conventions collectives, l’adoption du nouveau Code du travail, la réduction de la durée de carrière dans la Fonction publique de 37 à 20 ans, l’adoption d’un statut des leaders syndicaux et la mise en place d’un Conseil national du dialogue social.