Réclamant essentiellement le paiement de cinq mois d’arriérés de primes, l’exécution du plan de carrière et l’accès à l’Ecole de préparation aux carrières administratives (EPCA), les agents des Douanes sont entrés en grève générale illimitée, le 21 avril dernier à Libreville.

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Deux jours après leur grève d’avertissement de 48 heures, les agents des Douanes ont relancé leur mouvement. A l’issue de l’assemblée générale tenue le 21 avril dernier à Libreville, les principales centrales syndicales, en tête desquelles le syndicat national des agents des douanes (Snad), ont a annoncé le lancement d’une grève générale illimitée.

Dans le cadre de ce mouvement, le bureau de l’intersyndicale des agents des douanes a énuméré la liste restreinte des produits pris en charge par les services douaniers. Au cours de cette grève, ne seront pris en compte que les vivres frais, les aliments pour nourrissons, les produits pharmaceutiques, les colis des missions diplomatiques et ceux du 6e Bima (Bataillon d’infanterie de marine, ndlr).

Cette limitation de produits devrait considérablement entraver l’activité dans les principaux points d’accès au pays et pourrait déboucher très rapidement sur une pénurie des denrées alimentaires qui ne seront pas pris en charge. Par ailleurs, tout porte à croire que cette issue découle du non aboutissement des négociations engagées entre les grévistes et leur hiérarchie.

«Il n’y a pas eu de promesses concrètes dans le cadre des négociations engagées avec la hiérarchie. Le cahier des charges n’a pas été respecté. Des promesses en l’air nous ont été faites, sans plus», avait déjà lancé un agent des Douanes, lors de la grève d’avertissement de 48 heures, les 18 et 19 avril dernier.

Le personnel des Douanes réclame essentiellement le paiement de cinq mois d’arriérés de primes, mais également l’exécution du plan de carrière et l’accès à l’Ecole de préparation aux carrières administratives (EPCA), suspendu depuis peu.