L’Union des mutuelles estudiantines du Gabon (Umeg) a réaffirmé le 7 octobre 2017, son rejet catégorique du projet d’augmentation des frais d’inscription et d’écolage dans les universités et grandes écoles publiques du Gabon.

L’Umeg) rejet catégoriquement le projet d’augmentation des frais d’inscription et d’écolage dans les universités et grandes écoles publiques du Gabon. © D.R.

 

Diversement apprécié par les étudiants gabonais, les responsables académiques, les autorités politiques et les acteurs de l’éducation, le débat autour de l’augmentation des frais d’inscription et d’écolage est loin d’être clos. Du côté de l’Union des mutuelles estudiantines du Gabon, la position est sans équivoque : la contribution de l’étudiant à sa formation doit rester à 9 000 francs CFA !

Selon l’Umeg, soutenu par l’ONG Educaf, l’étudiant n’est pas un travailleur, il ne paye aucune taxe ou impôt. Ce n’est donc pas à lui de construire son université, cette responsabilité relève de l’Etat. «L’Umeg reste ferme dans sa décision, avec le soutien de l’ONG Educaf, de n’accepter aucune proposition d’augmentation du moindre centime. Ce sera 9000 francs CFA ou rien tant que l’étudiant gabonais apprendra dans des conditions précaires», a déclaré Floyd Eduh, membre de l’Umeg et coordonnateur général de Nouvelle dynamique estudiantine.

Il exhorte l’ensemble des étudiants à être solidaires et vigilants afin que leurs droits ne soient pas spoliés. «C’est ensemble que nous arriverons au bout, ceux qui se sont pressés de payer les 50.000 francs CFA ne seront même pas remboursés et leur inscription n’est pas valable, puisque faite dans des conditions illégales, prière donc de ne pas s’égarer et de se sentir acteur de son propre avenir».

Par ailleurs, l’Umeg estime que l’Etat ne peut pas laisser la responsabilité aux universités et grandes écoles de déterminer, selon leurs convenances, les taux des frais d’écolage. Cela ressemble à une démission flagrante de ses responsabilités et à une absence totale d’une politique publique en la matière.