Dans un contexte marqué par un taux de chômage de 28%, le gouvernement organisera cette année, les assises la Formation professionnelle. Un événement dont les travaux préparatoires se sont tenus à Libreville, du 26 avril au 10 mai dernier.

Séance de travail des membres d’une sous-commission. © D.R.

 

Quelques moments des travaux. © D.R.

En prélude aux assises de la Formation professionnelle, des travaux préparatoires à cet événement ont été organisés à Libreville, du 26 avril au 10 mai dernier. Il s’agissait de réfléchir sur la mise en œuvre des moyens pour améliorer l’offre de formation. Mais aussi, réformer le dispositif de gouvernance et de gestion de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, par le renforcement de la coopération publique/privée, pour une meilleure employabilité des jeunes.

Quatre sous-commissions ont ainsi mené ces travaux préparatoires : «Gouvernance», «Finances», «Contenus pédagogiques» et «Connaissance du marché de l’emploi». Chacune d’elle était composée d’un bureau regroupant des participants issus du patronat, des confédérations syndicales et du ministère du Travail.

Chacune dans leur domaine, les sous-commissions ont dressé un état des lieux du cadre juridique et institutionnel, avant de formuler des propositions d’amélioration. La sous-commission «Gouvernance» s’est ainsi penchée sur les statuts de l’Agence nationale de formation et de perfectionnement professionnelle (ANFPP), l’organisation et fonctionnement des Centres de formation et de perfectionnement professionnel (CFPP), le contrat d’objectif et de performance entre l’ANFPP et les CFPP et la Feuille de route du conseil d’administration de l’ANFPP.

Au sein de la sous-commission «Financement», les travaux ont porté sur la création du fonds mutuel pour la formation professionnelle et l’emploi, l’inventaire des situations des projets de construction des établissements de l’enseignement technique et professionnel et de la formation professionnelle, et celui des financements extérieurs (Finex) dans le domaine de la formation professionnelle et de l’emploi.

La sous-commission «Contenus pédagogiques», pour sa part, a passé en revue l’organisation des examens et concours, l’organisation de la formation professionnelle, de la formation en alternance et de la formation continue, l’organisation et modalités d’accès aux passerelles. Elle a également revu les curricula et la réglementation des certificats, diplômes et homologations, ainsi que les cartes de nouvelles filières.

Au niveau de la sous-commission «Connaissance du marché de l’emploi»,  il a été question de la mise en place d’un organe spécifique de gestion de la main-d’œuvre étrangère, la validation des nomenclatures des secteurs d’activités des métiers/emplois et des agences d’emplois privés. Par ailleurs, avant d’être présentés pour validation aux assises de la formation professionnelle et technique, les résultats de ces réflexions seront présentés à la commission sectorielle (secteur privé), aux services de la primature (secrétariat général du gouvernement) et aux partenaires techniques et financiers.