Trois centres de formation et de perfectionnement professionnels vont être érigés à Libreville, Port-Gentil et Franceville pour offrir aux jeunes Gabonais l’opportunité d’être formés aux métiers demandés sur le marché de l’emploi.

Ali Bongo a posé la première pierre de trois centres de formation. © Gabonreview

 

Maquette et acteurs impliqués dans la construction des centres de formation. © Gabonreview

Ali Bongo a procédé le 11 août à Nkok, à la pose de la première pierre pour la construction de trois (3) centres de formation et de perfectionnement professionnel.

Fruit d’un contrat d’entente signé lors de la 2e édition du New-York forum Africa, en 2013, entre le Gabon, à travers le ministère de l’Education nationale, et Avic international holding corporation, une entreprise chinoise.

Ce projet dont le coût est estimé à plus de 71 milliards de francs CFA, sera financé à hauteur de 85% par la banque chinoise Exim Bank et 15% par le Gabon, soit près de 11 milliards de francs CFA. Cette contrepartie est une conditionnalité au premier décaissement d’Exim Bank de Chine. Elle conditionne le démarrage des travaux dont la durée s’étale sur 3 ans.

Ali Bongo qui s’est laissé arracher quelques mots par la presse, a rappelé le sens cette initiative. «Aujourd’hui ce qui est très important, c’est d’avoir la ressource humaine qui puisse faire en sorte que nous puissions répondre à la compétitivité. Nous invitons les hommes d’affaires à venir investir, et une des problématiques que nous avons à ce niveau là, c’est de pouvoir trouver une main d’œuvre qualifiée locale. Avec ce centre de formation, nous allons répondre aux différentes sollicitudes que nous avons pour avoir une main d’œuvre qualifiée qui va nous aider à accélérer le programme de transformation des matières premières et donc la diversification de notre économie pour amener des produits qui sont beaucoup plus compétitifs sur le marché», a-t-il indiqué.

Dans le déroulement de la cérémonie, on retiendra qu’en plus des mots de bienvenus du maire de Ntoum, Juste Parfait Biyogue B’otogo, le ministre du Travail, Eloi Nzondo a insisté sur les objectifs à atteindre de ce projet. Il s’agira pour les centres situés à Libreville (Nkok, 10 hectares), Port-Gentil (Ntchengue, 20 hectares) et Franceville (Mvengue, 20 hectares), de contribuer à l’augmentation et à la diversification de l’offre de formation, ainsi qu’à l’amélioration de la qualité de formation, a-t-il relevé. «Le site qui nous accueille présentement, constitue une réelle opportunité de rapprocher la formation du monde de la production. C’est assurément un changement de paradigme dans notre système de formation souvent accusé, à tort ou à raison, d’être une usine à fabriquer des chômeurs, faute d’une prise en compte des besoins des entreprises», a-t-il expliqué.

Le représentant de l’ambassadeur de Chine a, pour sa part, a vanté les mérites de la coopération entre le Gabon et la Chine. S’il a jugé les rapports au beau fixe, il a estimé que le Gabon marche à grands pas. Pour lui, ces centres vont permettre de semer les espoirs pour l’avenir et le développement du Gabon.

Liu Jun, le président d’Avic international, a mis un accent sur ces courtes formations fonctionnant sur un mode alternatif, consistant pour les futurs pensionnaires de ces centres de confronter les cours théoriques à la pratique dans ce milieu industriel.

Pour rappel, ces centres devront accueillir chacun 1000 stagiaires, dont 600 résidants et 400 externes. Une gamme de 12 filières constitue son offre de formation. Trois niveaux de certification sanctionnent les formations suivies, dont le niveau technicien spécialisé, technicien et le niveau qualification. Les centres de formation seront notamment équipés d’ateliers, d’aires de sports, de laboratoires, de bureaux administratifs, de réfectoires, de dortoirs, d’amphithéâtres et de logements pour le personnel d’encadrement.

Auteur : Alain Mouanda