Le ministre de l’Economie forestière a ouvert, le 11 janvier à Libreville, un atelier de formation des acteurs de la filière forêt-bois pour faire avancer le processus APV-FLEGT. Objectif : aboutir à un système de vérification de légalité et de traçabilité du bois circulant dans le pays.

Estelle Ondo entourée des officiels et participants à ce séminaire sur les APV-Flegt à Libreville, 11 janvier 2017. © Gabonreview

 

«Atelier de formation des systèmes de vérification de légalité et de la traçabilité des bois au Gabon», c’est sous cet intitulé que se sont ouvertes, ce 11 janvier à Libreville, des assises ambitionnant de former acteurs de la filière forêt-bois au processus des Accords de partenariat volontaire et le Plan d’action sur l’Application des règlementations forestières, gouvernance et les échanges commerciaux  (APV-FLEGT).

Il s’agit de les aider à mettre sur pied une démarche méthodique pour aboutir à un système de vérification de la légalité (SVL) et de la traçabilité du bois du Gabon. Ouvrant les travaux, le ministre de l’Economie forestière a souhaité aux participants de déboucher sur un mode opératoire du système de vérification de légalité et de traçabilité du bois le plus fluide possible.

De façon spécifique, ce séminaire vise à former les membres du Comité technique de coordination (CTC) et autres personnes ressources à appréhender et comprendre les problématiques liées au SVL et à la traçabilité des bois ; à traiter méthodiquement les questions de conception du SVL et du système de traçabilité ; à définir les fonctions et les caractéristiques des structures qui auront la responsabilité de mettre en œuvre ces systèmes, et d’ébaucher le cadre réglementaire régissant le fonctionnement de ces structures ; à maîtriser une méthodologie permettant une évaluation réaliste des coûts de mise en place et de fonctionnement de ces structures, mais aussi l’ensemble du processus d’élaboration et de mise en œuvre de ces systèmes pour assurer une progression continue.

L’ensemble des participants à ce séminaire sur les APV-Flegt à Libreville, 11 janvier 2017. © Gabonreview

Estelle Ondo a assuré que «la volonté du gouvernement à produire les effets de ce processus APV-FLEGT dans un délai raisonnable via la délivrance des premières autorisations» est plus qu’ardente pour valorise ce secteur.

Selon les organisateurs, l’Agence d’exécution des activités de la filière forêt-bois (AEAFFB), ce séminaire permettra en outre de développer une analyse critique, à travers des réalisations du Congo, du Cameroun et de la Centrafrique en matière de contrôle de la légalité et de traçabilité du bois ; afin d’éviter au Gabon de buter sur les mêmes écueils. Le directeur général de l’AEAFFB, N’Sitou Mabiala, a indiqué que cet atelier se tient au moment de la phase ultime du Projet d’appui à la relance du processus APV-FLEGT au Gabon.

A noter que les APV sont un élément clé du Plan d’action de l’Union Européenne (UE) relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux visant à enrayer l’exploitation forestière illégale.