La relance de la création des forêts communautaires est au cœur d’un atelier qui s’est ouvert le 8 août courant à Libreville.

Flore Mistoul (au centre) prononçant son allocution, le 8 août 2016 à Libreville. © Gabonreview

Flore Mistoul (au centre) prononçant son allocution, le 8 août 2016 à Libreville. © Gabonreview

 

Emile Ngavoussa et une vue des officielles. © Gabonreview

Emile Ngavoussa et une vue des officielles. © Gabonreview

Peut-être un second souffle pour les forêts communautaires ? Ouvrant les travaux d’un atelier dédié, le 8 août dernier, à Libreville, la ministre en charge de la Forêt a dit devoir redonner espoir aux communautés locales ayant introduit des dossiers de création de forêts communautaires. Se prononçant pour une relance du processus, elle a vanté cet outil qui, faute de moyens, à tendance à perdre sa vocation, à savoir : contribuer à l’amélioration du mieux-être des populations.

Flore Mistoul a invité les participants à «mettre à profit cet atelier pour approfondir, améliorer (leurs) connaissances et rapprocher (leurs) points de vue autour de la notion de forêt communautaire». «Il s’agira de faire  un examen technique du concept, à travers des débats interactifs qui devraient être axés sur l’état des lieux des forêts communautaires, la politique sociale en matière des eaux et forêts, la mise en œuvre des plans simples de gestion (PSG) et l’exploitation illégale des forêts», a-t-elle expliqué. Pour elle, cet atelier devrait permettre aux «communautés villageoises (de s’approprier) définitivement les enjeux de cet instrument de développement en vue de leur meilleure implication dans la gestion durable de la forêt».

Le directeur général des Forêts, quant à lui, a insisté sur la notion de foresterie communautaire, présentée comme l’ensemble des processus dynamiques de responsabilisation des communautés rurales dans la gestion des ressources, afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie et à la promotion du développement local. «Il s’agit là d’un processus qui concilie les enjeux socio-économiques et écologiques et qui offre une opportunité aux communautés locales de tirer profit de l’exploitation directe des ressources de leurs terroirs», a souligné Emile Ngavoussa.

En plus d’édifier les participants sur la notion de foresterie communautaire et, l’article 251 de la loi forestière relatif à la mise en place d’une contribution financière, cet atelier devrait également déboucher sur la signature de conventions provisoires et définitives de gestion des forêts communautaires.