Réunies en séance de travail le 6 décembre à Libreville, la Ligue nationale de football professionnel (Linafp) et l’Association des clubs de D1 et D2 ont tiré la sonnette d’alarme sur la saison 2017-2018, n’ayant toujours pas démarré jusqu’ici. Pire, rien ne laisse présager que les choses pourraient s’améliorer dans un futur proche.

Le sacre du CF Mounana, champion du Gabon 2017. © facebook.com/Linaf.net

 

Censée démarrer le 28 octobre, la saison 2017-2018 est définitivement loin d’être sur les starting-blocks. Une situation ayant réuni la Ligue nationale de football professionnel (Linafp) et l’Association des clubs de D1 et D2, le 6 décembre à Libreville.

«Les clubs ont déjà fourni beaucoup d’effort pendant la phase de préparation. Ils sont quasiment prêts pour la reprise du National-Foot 2017-2018. Or, l’absence de date fixe et la visibilité quant à la reprise de cette compétition inquiètent les clubs professionnels et la Linafp. Cette séance de travail nous a permis de cerner un certain nombre de contours, notamment le calendrier qui devient de plus en plus court», a confié le président de la Linafp, relayé par L’Union.

Brice Mbika Ndjambou s’est du reste, inquiété sur ce retard à l’allumage de la saison 2017-2018. «A l’allure où vont les choses, nous risquerons d’avoir quatre, sinon cinq mois maximum. Ce qui n’augure pas des lendemains meilleurs quant à l’amélioration du niveau de notre championnat national. Sans oublier ce que nous ambitionnons : c’est-à-dire avoir le maximum de sponsors qui viendraient regarder un bon et régulier spectacle», a-t-il alerté.

Une situation déjà pressentie lors de la saison dernière, où la phase 2 a repris avec beaucoup de peine. L’Etat a éprouvé toutes les peines du monde à honorer ses engagements financiers en matière de subvention. Ceux-ci étaient de trois milliards de francs CFA pour la saison 2016-2017.

Par ailleurs, la Linafp espère une réunion d’urgence avec le ministre des Sports pour sauver la saison 2017-2018. En attendant, les clubs ont estimé que l’horizon n’est pas favorable. «Il vaudrait mieux suspendre leur préparation. A cet effet, les clubs demanderont à leurs joueurs et encadreurs techniques d’attendre chez eux», a conclu le président de la Linafp.