Les responsables de la Linafp, de la Fégafoot et des clubs de championnats de première et deuxième divisions ont eu une séance de travail le 5 décembre 2018 avec le ministre en charge des Sports, Alain-Claude Bilie-By-Nzé. La désignation des arbitres et le lancement du championnat national étaient au cœur des échanges.

Alain-Claude Bilie-By-Nze devisant avec la délégation de la Linafp après celle de la Fégafoot et celle des clubs de D1 et D2. © Gabonreview

 

Les acteurs de l’organisation des championnats de football se sont retrouvés, le 5 décembre 2018, autour du ministre des Sports. A l’ordre du jour, le litige opposant la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) à la Ligue nationale de football professionnel (Linafp), concernant la désignation des arbitres, et le nouvel agenda pour le lancement du championnat national de football.

Le championnat national avant fin décembre

Le championnat national de première division, dont le démarrage était fixé au 24 novembre n’avait pas finalement eu lieu, faute de moyens. «Ce qu’il faut déplorer c’est que d’un côté, on a déjà des clubs engagés en compétitions africaines, avec des résultats mitigés. Malheureusement, on sent bien le manque de compétitions lorsqu’on les voit évoluer. Cela impacte négativement aussi bien les résultats des clubs que les résultats même de l’équipe nationale. C’est pour cela que la question du championnat est une réelle urgence», a déclaré le ministre des Sports.

Alain-Claude Bilie-By-Nzé précise que «financer le championnat national de football est aussi une priorité. C’est aussi prioritaire que financer d’autres activités régalienne de notre pays». Ce dernier souhaite que la compétition débute avant fin décembre en espérant que les ressources financières seront au rendez-vous pour éviter de nouvelles interruptions. «Nous insistons pour qu’on ait de quoi aller jusqu’au bout de la compétition, que nous ne soyons plus mis en accusation et que les clubs nous prouvent leur capacité à se transcender, une fois que toutes les conditions sont réunies», a souhaité Alain-Claude Bilie-By-Nzé.

S’accorder pour le choix des arbitres

Concernant le problème du choix des arbitres pour les championnats de D1 et D2, la Fégafoot et la Linafp sont à couteaux-tirés. La première organisation, ayant signé une convention avec la deuxième pour la désignation des arbitres devant diriger les matchs, veut désormais faire appliquer les directives de la Fédération internationale de football association (Fifa) et de la Confédération africaine de football (Caf). Mais elle se heurte à une résistance de cette dernière qui brandit la convention.

«Il y a une divergence d’interprétation des textes entre la Fegafoot qui met en avant un certain nombre de dispositions de la Confédération africaine de football (Caf) et la Ligue national de football professionnel (Linafp) qui, tout en reconnaissant cette disposition de la Caf, met en avant la convection signé avec la Fégafoot et qui lui donne la compétence sur la désignation des arbitres pour les championnats qu’elle organise», a expliqué le ministre de tutelle.

Pierre Alain Mounguengui de la Fégafoot, Brice Ndjambou Mbika de la Linafp et le président de l’association des Clubs de D1 et D2, Landry Joseph Nkeyi, ont tous présenté leurs arguments.

Toutefois, les parties sont appelées à s’accorder pour remettre de l’ordre dans ce domaine, au risque de subir les sanctions des instances du football international. «Nous nous sommes engagés à rendre public une réponse, lundi prochain, afin que le championnat, lorsqu’il doit reprendre ne soit pas obstrué par ces difficultés d’interprétation. Nous allons continuer les consultations avec d’autres personnes pour nous faire une idée bien précise. Quitte à nous référer aux instances internationales pour qu’une décision venant du ministère aide les parties à s’engager sereinement sur le championnat», a assuré Bilie-By-Nze.