Présidé par le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, l’atelier de clôture de l’appui préparatoire du Fonds vert pour le climat au Gabon s’est déroulé, le 3 novembre à Libreville, avec la remise du Programme-pays devant permettre le captage des financements.

Le Programme-pays remis à Issoze Ngondet par le ministre en charge de
l’Environnement, Jacques Denis Tsanga, le 2 novembre 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Le Gabon a desormais un cadre de planification des investissements dans le cadre de la lutte contre le dérèglement climatique, le Programme-pays. Lors de la cérémonie de remise de ce document, le 3 novembre, le directeur général de la Caisse de dépôt et de consignation, Herman Nzoundou Bignoumba, s’est réjoui de l’obtention d’une nouvelle subvention de 924 000 dollars soit un peu plus de 533 millions de francs CFA. Celle-ci devrait ainsi assurer l’amélioration des connaissances scientifiques et techniques sur le changement climatique au Gabon. «Il s’agit ici de mettre à niveau l’ensemble de nos process afin de capter, d’une part, des financements plus importants que notre statut actuel de partenaire de prestation ne permet pas de mobiliser, et d’autre part, d’être capables de mobiliser des fonds auprès des bailleurs internationaux», a déclaré le responsable de la CDC.

Pour le ministre en charge de l’Environnement, Jacques Denis Tsanga, le «(…) pays dispose désormais d’un cadre d’investissement climatique qui vient renforcer sa politique ambitieuse en matière de lutte contre les effets du changement climatique». Il a invité «les acteurs identifiés à faciliter la mise en œuvre du Programme-Pays dont l’agenda climatique est clairement défini afin de permettre une meilleure captation des ressources issues de la finance climat».

Le Programme-pays est en effet constitue une réflexion globale et stratégique sur les priorités d’investissement du pays en matière de changement climatique pour les cinq prochaines années et leur financement par les ressources nationales, mais également par les différents partenaires multilatéraux, en fonction de la valeur ajoutée de chacun. Ce cadre national de planification des investissements climatiques vise à garantir le développement et le respect des engagements pris dans l’Accord de Paris et d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.